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Interview pour Warship Jolly Roger

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Warship Jolly Roger est votre deuxième série de science-fiction après Orbital, est-ce un genre que vous appréciez particulièrement  ? Et Quelles sont vos références  en la matière ?
Oui, j’ai toujours été un passionné de Science-Fiction, depuis mon enfance. J’ai grandi avec les classiques des années 70 et 80, «  Star Wars  », «  Alien  », Temps X, la Quatrième Dimension (dans un registre plus large) pour les premiers film, séries ou émissions TV et je n’ai jamais décroché. J’aime beaucoup le «  Cycle de la Culture  » de Iain M. Banks, qui est la fiction qui m’a donné envie de créer «  Orbital  » par exemple, même si à l’arrivée, c’est très différent. Sinon, dans les fictions plus contemporaines, j’ai adoré la nouvelle version de «  Battlestar Galactica  », et en bande dessinée, le «  Saga  » de Brian K. Vaughan et Fiona Staples et le «  Black Science  » de Rick Remender et Matteo Scalera m’ont beaucoup marqué. Jules Verne aussi est une de mes références en la matière.


Avez-vous planifié l’histoire jusqu’à son terme ou comptez-vous la développer au fur et à mesure  ?
Sur «  Warship Jolly Roger  », la série est prévue en quatre tomes et je sais déjà exactement où je vais. Ensuite, il y a toujours une part d’improvisation dans l’écriture, au sens où au fur et à mesure que le projet se fait, de nouvelles idées viennent se greffer sur la base existante et la structure générale du récit, mais c’est un processus normal en ce qui me concerne.

Est-ce plus compliqué de travailler avec un dessinateur étranger  ? Comment l’avez-vous rencontré et quelles sont les qualités que vous appréciez dans son dessin  ?
Non, ça ne change rien, j’ai travaillé et continue de travailler avec beaucoup de dessinateurs étrangers  : Espagnol, Italien, Croate, Chinois. Je trouve ça toujours intéressant de collaborer avec des personnes d’horizons différents, même si en général, à l’arrivée, on se trouve beaucoup de goûts, de références et de points communs. Quant à la collaboration avec Miki Montllo sur «  Warship Jolly Roger  », ça a été un peu particulier. Miki avait présenté un projet d’univers de science-fiction à Dargaud Benelux, avec des personnages principaux, certains principes de base et ils cherchaient un scénariste pour le développer et y apporter sa propre patte tout en respectant ces idées-là. Mes éditeurs chez Dargaud Benelux m’ont donc contacté et envoyé le dossier pour voir si j’étais intéressé. J’ai tout de suite été fasciné par le trait de Miki et son univers, je leur ai proposé un scénario à partir de ces éléments, tout le monde a aimé, et on a commencé notre collaboration comme cela.
 
Avez-vous une idée précise de l’apparence des personnages, des vaisseaux, des planètes… que vous essayez de transmettre au dessinateur ou lui laissez-vous une grande liberté  ?
Comme je le dis plus haut, certains designs étaient déjà prêts dans le dossier initial de Miki. Mais en règle générale, sur ce projet comme sur d’autres, notamment dans le cadre d’univers imaginaires, je me concentre sur le récit, la structure du scénario, le découpage, les dialogues, la psychologie des personnages et j’essaye de laisser un maximum de liberté aux dessinateurs sur l’aspect purement graphique du projet. Et comme ça, je peux aussi être surpris par ce qui est proposé, c’est quelque chose que j’apprécie en fait.


La série oppose gouvernement autoritaire, autonomistes radicaux et individus libertaires… Est-ce qu’à travers le prisme de la science-fiction, vous voulez nous parler du monde d’aujourd’hui  ?
Pour ma part, la science-fiction a toujours été une sorte de miroir tendu vers notre présent et notre passé, c’est ce qui en fait pour moi, notamment en tant que scénariste, l’intérêt principal. De l’imaginaire mais fortement connecté au réel. «  Warship Jolly Roger  » s’inscrit tout à fait dans cette démarche-là. Le personnage principal est un officier militaire qui a commis un crime de guerre, qui a tué des milliers de civils lors d’un bombardement. Il a en réalité suivi les ordres qu’on lui donnait, mais il ne les a pas remis en cause, il est donc aussi responsable. A partir de là, que donne-t-on aux lecteurs comme éléments qui vont leur permettre de suivre et de s’identifier, en partie, à un individu comme Munro  ? Parce qu’évidemment, on ne naît pas criminel de guerre, et ce personnage a aussi d’autres facettes que celles-ci. Il a notamment une famille, qu’il aime sincèrement, et qu’il a perdue dans ce processus. Ce qu’est cet homme, d’où il vient, et où il va, c’est la base du récit dans «  Warship Jolly Roger  ».



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