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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article A coucher dehors

A coucher dehors

A coucher dehors, un album émouvant où les exclus de la société ont le droit de vivre et de rêver.
 
 
Sur les bords de Seine, Amédée (Alias Jean Pierre Rousseau), Prie-Dieu (le triple croyant) et Merguez (le congolais à moitié brulé), trois sans abris coulent des jours tranquilles au milieu de leur campement, près de la dernière cabine téléphonique de Paris qui leur sert de sanctuaire. Mais l’été approche et la municipalité a choisi de mettre au vert les SDF pour ne pas effrayer les touristes. La police chargée de cette sale besogne va faire monter d’un cran la tension avec notre trio. Mais l’intervention divinatoire d’un notaire va changer le destin de ces exclus de la société. Ce dernier annonce à Amédée qu’il est l’heureux héritier d’une demeure que vient de lui léguer sa tante suite à son décès. Enfin, une grande demeure pour vivre décemment et accueillir ses amis. Mais ce don n’est pas la seule condition à l’héritage. Amédée doit également prendre en charge Nicolas, le fils de sa tante. Un fils un peu différent, passionné de Youri Gagarine et accessoirement pourvu d’un chromosome en plus.


 
Depuis quelques temps, une nouvelle tendance est apparue dans la programmation BD. Utiliser en apparence une histoire simple avec des personnages de tous les jours pour en faire sortir un récit chargé d’émotion. A coucher dehors entre dans cette catégorie mais avec beaucoup de succès. Dès les premières pages, Aurélien Ducoudray a trouvé les mots justes pour nous captiver.
Réunir deux groupes totalement différents, deux groupes exclus de notre société formatée. D’un coté des SDF différents les uns des autres par leurs parcours et de l’autre un jeune trisomique (trisomique et pas débile comme il aime le préciser, qui possède toute sa tête, bien présente sur ses épaules) pour nous démontrer que des petits détails de la vie peuvent apporter d’immense joie.




Cet album est donc chargé d’émotion avec une petite pointe d’humour comme pour marquer une certaine pudeur par rapport aux protagonistes.
Mais le sujet en lui-même ne serait pas une pleine réussite sans le dessin et la couleur d’Anlor (qui a déjà collaborer avec le scénariste sur Amère Russie). Elle apporte une certaine dureté dans son encrage permettant d’amplifier les expressions  physique de ses personnages avec une belle réussite.
Il ne reste plus qu’à attendre le second volet pour rejoindre Nicolas et Amédée dans les étoiles.


Eric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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