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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Cannibal

Cannibal

CANNIBAL

Scénario : Brian Buccellato & J.Young
Dessin : Matias Bergara
Couleur : B.Buccellato
Editions : Glénat Comics


 
Un nouveau type de virus sévit en Floride, qui affecte les hommes et les transforme en Cannibal. Une idée originale qui change des simples zombies, ici tout le monde est suspect et peut sur simple morsure se transformer et céder sans remord à ses pulsions les plus barbares.
 

 
Dans un bar paumé de Floride, à Willow plus précisément, le jeune Jimmy aide son père dans les basses tâches. Un soir alors qu’il s’affaire à sortir les poubelles, il tombe nez à nez avec un mec plutôt louche. Ce dernier le regarde et se jette sur lui, le mord et le dévore violemment.
 

Le jeune Jimmy est la énième victime de ce genre. Depuis plusieurs années, il sévit dans la région des êtres cannibales qui se délectent de chair humaine. La police locale et le gouvernement semblent impuissants mais la population gronde. Les proches de Jimmy, Grady et Cash veulent prendre les choses en main et se lancent dans une chasse à l’homme pour punir le coupable. Mais cette action punitive semble être une maigre consolation, les massacres persistent et le virus semble se propager dangereusement.
 

C’est dans une ambiance marécageuse, glauque du sud de la Floride que les auteurs ont choisi de planter le décor de cette série. Ce dernier est propice à l’histoire mais pas question pour les auteurs de mettre en place une simple histoire de tueur en série ou de zombies désarticulés, ici la population doit faire face à  un nouveau type de virus : des êtres conscients de leurs actes qui ne peuvent contenir leurs pulsions, celles d’être cannibale et de se nourrir de chair humaine.
Pour le lecteur, c’est également un concept différent et fort bien accueilli. Les auteurs se sont attelés à faire un découpage de l’histoire très rythmé. Dès l’introduction, le suspense est omniprésent, les protagonistes vont jouer au chat et à la souris et il n’est pas simple de détecter au premier coup d’œil les personnes atteintes de ce virus du cannibalisme.
 

 Côté dessin, les cases sont en perpétuel mouvement et bien accompagnées par une mise en couleur adéquate aux scènes de jour, nuit ou d’intérieur qui font bien ressortir l’ambiance poisseuse de cette partie de la Floride. Les personnages sont bien expressifs même si leur multitude freine un peu la compréhension des liens entre les acteurs. Mais tout porte à croire que petit à petit ils seront de moins en moins.
 
Pour conclure, les chapitres de ce comics sont bien construits et montent en puissance progressivement pour faire de chaque personnage un suspect. Un suspense insoutenable à la fermeture de l’album qui nous met dans l’attente de la prochaine sortie en espérant ne pas tomber sur un Cannibal.


Eric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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