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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article L'esprit de Lewis acte 1

L'esprit de Lewis acte 1

Scénario : Bernard Santini
Dessin : Lionel Richerand
Couleurs : Hubert
Editions : Soleil
 
 
Un jeune homme endeuillé part sur une ile déserte afin de trouver l’inspiration de son premier roman. Malheureusement le chagrin limite sa créativité. Bientôt, des phénomènes étranges se produisent et la responsable ne tarde pas à se faire connaitre : elle s’appelle Sarah, elle est morte et elle hante le manoir sans savoir pourquoi.
Un magnifique album qui oscille  entre Edgar Allan Poe et Conan Doyle. Un petit bijou qui vient s’ajouter aux autres pépites de la collection Métamorphose.
 
1898, Londres. En ce sombre jour du 30 novembre, Lewis enterre sa mère. Quelques jours plus tard, à la lecture du testament, le jeune homme abandonne les résidences principales à ses sœurs et ne conserve que l’île de Childwickbury, avec son manoir. Il part derechef s’y installer. Sur place, il retrouve Martha et une bonne dose de souvenirs. Il espère que la solitude et Tania, sa chienne, l’inspire. Il désire occuper ses journées de deuil à la rédaction de son premier roman : une histoire de marin et de fantôme d’une noyée. Il faut dire que le décor fantasmagorique du manoir s’y prête à merveille. Malheureusement pour Lewis, l’inspiration est capricieuse et ni les balades, ni la bibliothèque extraordinaire, ni le cabinet de curiosité de son père ne réussissent à la retenir. Jusqu’au soir où, attablé à son bureau, une mystérieuse apparition vient le hanter. Ce magnifique spectre est celui d’une jeune femme, répondant au nom de Sarah, qui tourmente le manoir. Loin d’être effrayé, Lewis tombe sous son charme. Il souhaite l’aider à comprendre sa situation et à « accéder au paradis » ou « à rentrer à la maison », selon le point de vue adopté. En contrepartie, Sarah lui offre l’inspiration. Tout va pour le mieux, jusqu’à ce que l’amour et la jalousie viennent perturber le couple.
 
Comme tout premier tome, cet album sert d’ouverture un diptyque. Bernard Santini, le scénariste, prend son temps afin d’installer confortablement le décor et les personnages. Il est admirablement secondé par le style de Lionel Richerand. Après Dans la forêt, le dessinateur reste fidèle à la collection Métamorphose des éditions Soleil. Il opte ici pour de grandes cases et insert régulièrement des planches complètes voire des doubles planches. Ces grandes pages permettent d’instaurer un climat fantasmagorique remarquable. Le dessin nous fait plonger également dans l’Angleterre Victorienne. Si le scénario n’est pas des plus complexes, il compense par la justesse de son intrigue. On se croirait intégré dans une nouvelle d’Edgar Allan Poe, avec des dialogues toujours bien à propos.

Il nous reste désormais à attendre la suite, et à la fin, de cette histoire car nul doute que les péripéties les plus importantes devraient s’y trouver.
 

Cédric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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