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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

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La fée assassine

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LA FEE ASSASSINE

Scénario : Sylvie Roge
Dessin : Olivier Grenson
Editions : Le Lombard

 
Les liens qui unissent des jumeaux sont difficilement compréhensibles pour qui ne l’est pas. Ressentir du rejet pour ses enfants est également difficilement compréhensible. Ces deux sujets servent de clef de voûte à l’histoire contée par Sylvie Roge et mise en image pas Olivier Grenson. Une très belle histoire à la fin tragique.
 

 
Nous sommes le soir du réveillon de Noël. Tout le monde s’active dans les rues de Paris pour trouver le dernier cadeau, acheter la dinde, bûche ou vin manquant qui viendront égayer le repas de noël. Pour Fanny, ce jour n’est pas synonyme de bonheur, au contraire elle a horreur de ces rituels. De plus  son mari Thibault est de garde à l’hôpital et elle va devoir passer ce réveillon en compagnie de sa sœur jumelle et de leur mère qu’elle ne supporte plus.
Il est presque 4h du matin lorsque Thibault est appelé pour rejoindre le commissariat de police. Fanny vient d’être arrêtée pour avoir commis l’irréparable. il gardera le souvenir de cette femme derrière cette vitre de verre, le visage livide avec les habits et la peau encore maculés de sang.
 
La fée assassine - One-shot. | Bdphile

 
Les premières planches de cet imposant ouvrage de 190 pages nous laissent penser que nous allons partir pour une enquête policière sur fond de drame familial. Eh bien pas du tout, une fois le premier chapitre passé, Fanny se livre à son avocat et raconte son histoire en commençant par sa plus tendre enfance.
Et là le sujet démarre, le sang versé sur les premières planches n’est qu’une dramatique conséquence de la vie de Fanny. Cette dernière possède une jumelle du nom de Tania. Elles sont fusionnelles et inséparables. La scénariste Sylvie Roge se sert de ces deux personnages pour traiter de la gémellité, pour exposer toutes les facettes de cette dualité. Des ressentis personnels à la peur des autres, Sylvie Roge a réussi à ensorceler les lecteurs au point de leur faire ressentir la douleur évoquée par les jeunes protagonistes. Mais elle ne va pas s’arrêter là puisque dans le même temps, elle leur attribue une mère digne des sorcières dans les contes de fées, utilisant la culpabilité, la manipulation psychologique comme arme face à ses filles. La lecture nous apprendra à avoir de la compassion pour elle même si rien n’est excusable.

Vous l’aurez compris, le récit est intelligemment mené, le lecteur va se placer dans la peau d’un juré et devra faire attention à ne pas tomber dans l’empathie. Les informations sont livrées en temps et en heure, le suspense grandit de page en page, il y a peu de lenteur et la dernière partie porte aux cieux l’histoire.

Accueil - Les Éditions Le Lombard, éditeur de bandes dessinéesAccessoirement, le dessinateur de La fée assassine est Olivier Grenson qui par son nom aurait pu écraser l’ouvrage mais il n’en est rien, c’est vous dire la portée de l’histoire. Le dessinateur accompagne avec brio le récit, utilisant des couleurs pastel, sombres avec uniquement une couleur rouge qui sert de fil conducteur. Son dessin est tendre, léger mais sait se durcir sur les visages quand le moment s’en fait sentir.
Un très très bel album que nous conseillons à tout le monde.
 
 
 

Eric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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