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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Médicis 1 Cosme l'ancien

Médicis 1 Cosme l'ancien

Scénario : Olivier Peru
Dessin : Giovanni Lorusso
Couleurs : Elodie Jacquemoire
Editions : Soleil

 
 
A Florence, au XVe siècle, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Richissime banquier, le jeune Cosme de Médicis est néanmoins ridiculisé par l’héritier des Albizzi. Il décide donc de renforcer sa puissance en acquérant le pouvoir.
Une biographie magistralement documentée qui se lit comme un récit d’aventure et d’espionnage.
 
En 1407, Florence est à l’image de sa cathédrale. Certes sublime mais sans couverture ! Cela fait presque un siècle que les murs sont érigés et aucun architecte n’arrive à la couvrir d’une coupole. Pour la ville, sous l’apparence d’une république, ce sont les grandes familles qui dirigent en sous main. Si les Albizzi semblent les plus puissants, ils sont loin d’être les seuls et aucun maitre ne semble dominer la capitale toscane. Dans cet immense jeu de dupes,  un nouveau joueur apparait : la famille Médicis. Le patriarche a hérité d’un petit commerce de laine et en a fait une banque aussi puissante que réputée. Mais pour Cosme, son fils, l’argent ne suffit pas : il souhaite le pouvoir. Érudit, il étudie les textes anciens. Mécène, il finance Brunelleschi, qui réalisera la coupole, ou Donatello. Il subventionne sans compter l’embellissement de la ville, aide les corporations, finance les congrégations, les évêques et même les papes. Malheureusement, si le peuple l’aime et le soutient ; les rivalités, les jalousies et les rancœurs sont toujours bien présentes et les Albizzi ont encore quelques atouts dans leurs manches…
 
 
Lorsque l’on pense à la Renaissance, après les châteaux de la Loire, c’est l’Italie qui vient à l’esprit. Venise, Rome mais surtout Florence ! Et avec Florence, on fait le lien avec la famille Médicis.

En France, la famille toscane est connue pour avoir donné au pays deux reines, et pas des moindres. La première est Catherine, épouse d’Henry II, spécialiste des poissons et responsable de la Saint Barthelemy. La seconde est Marie, seconde épouse d’Henry IV.

Ce qu’on connait moins, ce sont les origines de cette famille. Certes, elle est riche. Ces membres les plus éminents exerçaient la profession de banquier et leur réputation s’étirait sur toute l’Europe. Mais d’où vient précisément cette dynastie ? C’est pour répondre à cette question que les éditions Soleil lancent cette série, sobrement intitulée Médicis. Et d’avantage qu’une série, qu’une suite de biographie, elles proposent une véritable saga familiale qui n’aurait rien à envier à celle des Ewing dans Dallas.

A tout seigneur, tout honneur. Le premier opus est consacré au pater familias : Cosme, qu’on qualifiera plus tard d’ancien. Olivier Peru nous plonge au début du XVe siècle, aux prémices de la Renaissance, dans une des villes les plus puissantes d’Europe : Florence. Il adopte un point de vue très intéressant : c’est la ville qui va raconter son histoire, exposer ses sentiments, livrer ses doutes. Le lecteur découvre ainsi les arcanes du pouvoir, les coups bas et la corruption. Il fait la rencontre du jeune Cosme. Humaniste, le jeune homme passe beaucoup de temps à étudier, à développer ses affaires et à jouer les mécènes. S’il participe à l’augmentation de l’influence de Florence, son pouvoir et sa puissance ne sont pas sans faire de jalousie.

Je dois être sincère, je craignais un ouvrage un peu trop universitaire. Le tour de force d’Olivier Peru  est donc de faire passer une exceptionnelle quantité de connaissances dans une œuvre de vulgarisation. Des recherches, il a du aussi en falloir à Giovanni Lorusso. La Florence de la Renaissance est tout simplement magnifique. On sent  que le dessinateur s’est inspiré de ses lointains prédécesseurs. La finesse du trait n’a d’égal que son dynamisme et les perspectives sont à couper le souffle. Le dessinateur réussit également à faire vieillir ses personnages sans les dénaturer. Il évite donc l’écueil de perdre ses lecteurs  dans de nombreuses ellipses, propres à ce type de récit. A noter enfin, la mise en couleur tout à la fois réaliste et fantastique signée par la spécialiste du genre Elodie Jacquemoire.
 
Un magnifique récit illustré sur un personnage majeur de notre histoire. Une œuvre pleine de connaissances mais qu’on lit comme un récit d’aventure et d’espionnage. Nul doute que si les prochains albums sont du même calibre, les Médicis vont marquer autant l’histoire de la BD qu’ils ne l’ont fait pour celle de l’Europe.


Cédric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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