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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Chronique "Un certain Cervantès"

Chronique "Un certain Cervantès"

Tranquillement installé en Arizona, Mike Cervantès joue les cow-boys pour touriste tout en cultivant un peu de marijuana. Mais l’esprit de liberté va très vite prendre une autre tournure. Mike est obligé de rejoindre l’armée américaine en pleine guerre d’Aghanistan pour échapper à la prison.


Fait prisonnier par les talibans, il se retrouve séquestré, maltraité et sera même amputé  de sa main gauche et attendra courageusement que son gouvernement lui vienne en aide. C’est à ce moment  là que commence le parallèle de la vie de Mike avec un certain Miguel de Cervantès, également blessé au bras gauche en 1571 lors de la bataille navale de Lépante puis emprisonné pendant 5 ans en attendant le paiement de sa rançon.


De retour en Arizona, Mike Cervantès vit reclus et aigri dans sa cabane camion jusqu’au jour où l’état lui accorde une prothèse et tombera amoureux de sa prothésiste. On aurait pu imaginer que le destin de Mike avait repris une vie normale. Malheureusement certaines blessures ne guérissent pas et sa haine de la société le conduira directement au pénitencier.
Responsable de la bibliothèque, il découvre Don quichotte de la Mancha. C’est une révélation pour Mike cervantes qui prendra le costume de Don Quichotte des temps modernes pour lutter contre toutes formes d’injustices et «d’inquisitions» économiques, politiques ou religieuses.




 
Le sujet traité par Christian Lax n’est pas une nouveauté, le retour au bercail d’un vétéran de la guerre qui n’arrive pas à retrouver sa place chez l’oncle Sam. Mais ici le concept est plutôt original puisque l’auteur va utiliser le célèbre roman de Cervantes pour faire un parallèle entre ce classique de la littérature et une satire de la société Américaine. Puis nous démontrer que malgré les siècles qui passent, le modernisme qui nous entoure, nos sociétés dans le fond n’ont guère évoluées.
Ainsi  Mike Cervantès va suivre le même chemin que son homonyme, qu’il rencontrera d’ailleurs à plusieurs reprises dans ses hallucinations, avec l’aide de Tobar (émigré qui prendra le rôle de Sancho Pancha) à bord de sa Rossinante (le nom qu’il donnera à sa ford Mustang), il va parcourir les Etats-Unis pour venir en aide aux plus démunis et lutter (de manière un peu violente parfois) contre toutes ces institutions qui nous dirigent.
C’est un magnifique ouvrage que vous allez parcourir de bout en bout malgré ces 200 pages. Graphiquement, Christian Lax nous offre une mise en couleur dans les nuances de gris (et légèrement rouge pour Cervantes) qui renforce l’ambiance de la situation, le tout à travers de splendides décors.
Nous ne pouvons que vous conseiller cet album.



Eric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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