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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Cinq Avril 1.L'héritier de Da Vinci

Cinq Avril 1.L'héritier de Da Vinci

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Cinq Avril
1. L’héritier de Da Vinci
 
Scénario : Fred Duval et Michel Bussi
Dessin et couleurs : Noé Monin
Éditions : Dupuis
 
Lorsque l’élève de Léonard De Vinci part en quête de son identité, il y a fort à parier que cela va bouleverser tout le royaume de France.
Après avoir adapté Les Nymphéas noirs, Fred Duval s’associe de nouveau avec Michel Bussi pour nous proposer une saga sur l’héritier de De Vinci. Sous les crayons de Noé Monin, le résultat est extrêmement prometteur : la BD franco-belge compte un nouveau rouquin mal peigné qu’il va falloir suivre de près !
 

Ce 5 avril 1510, une mystérieuse, mais superbe, femme dépose un nouveau-né devant les portes du château du Clos Lucé. L'enfant ne porte comme signe distinctif qu'un étrange collier d'or en forme de soleil. Il est recueilli par les cuisinières qui le prénomme Cinq Avril et rapidement pris sous son aile par le nouveau maître des lieux, Léonard de Vinci. L'artiste l’initie à tous ses savoirs tandis que le maître d'armes d’Amboise et sa fille Ariane le forment à l'escrime. À la mort de son mentor, le jeune homme découvre une lettre posthume qui lui explique que le sort du monde est entre ses mains, à condition qu'il découvre les secrets de sa naissance. Débute alors un voyage initiatique entre Val de Loire et Bretagne. Poursuivi par l'Inquisition, Avril va multiplier les rencontres heureuses et les trahisons.

Il y a déjà deux ans que l'Europe fêtait le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci. Pourtant, l'ombre du géant plane toujours sur notre XXIe siècle. Toutes les légendes, tous les fantasmes, même les plus fous circulent encore. C'est ainsi que Fred Duval, associé à Michel Bussi lui confèrent un héritier. Attention, pas un fils (quoique)  mais un héritier spirituel : un jeune orphelin que l'on suppose de bonne famille et que l'humaniste prépare à une grande destinée. Les premières pages nous placent rapidement le contexte. Il n'en faut pas plus car c'est bien à une quête d'identité que les scénaristes nous invitent. Âgé de 18 ans, Avril découvre une lettre posthume de De Vinci qui met le destin de l'humanité entre ses mains. Dès lors, le jeune homme part à la recherche de sa mère, poursuivi par l'intransigeant cardinal Sordi de l'Inquisition. Un peu naïf, il va gober tous les propos de ses rencontres et tomber dans autant de pièges. Cela donne une intrigue assez rythmée et sans temps mort. Les personnages sont très charismatiques et on se prend rapidement au jeu du récit initiatique. Il faut dire que le jeune Avril a tout du héros parfait. Il a été abandonné par sa mère qu'on imagine de haut rang, recueilli par les cuisinières d'un génie qui partage ses connaissances avec lui et, pour compléter cette panoplie, il va être poursuivi par un méchant inquisiteur d'une froideur et d'une rigidité extrême. Contraste saisissant ! Et puis, pour épicer le tout, les scénaristes rajoutent un soupçon d'amour avec Avril dans le rôle du Prince Charmant. C'est vrai qu'avec sa tignasse ébouriffée et ses cheveux roux, il ressemble plus à célèbre groom qu’à Boris Johnson et cela n’échappera pas au lecteur. C’est totalement assumé par Noé Monin dont le trait est par ailleurs plein de vivacité et d'énergie. L'action ne manque jamais de fougue et de dynamisme. Le style franco-belge sied à la perfection à l'intrigue. Chaque personnage a son identité propre et aucune confusion n'est possible. Pourtant, Avril en croise du monde ! Les décors médiévaux sont convaincants et très bien documentés et on sent l'influence de Vinci transparaître avec des vignettes-parchemins où les croquis-brouillons du maître sont exposés et expliqués par un mini Avril caricaturé. Pour finir, il est impossible de parler de cet album sans évoquer la magie, celle de Brocéliande, de Merlin et des druides. Présente par petite touche, elle apporte de la fraîcheur et de l'humour à ce récit qui ne manque point.

C'est donc une très belle entrée en matière que L'héritier de Vinci, la preuve que la BD compte un nouveau « rouquin mal peigné » qu'il va falloir surveiller de près.
 
 

Cédric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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