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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

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JACKAL

JACKAL

Scénario : Philippe Thirault
Dessin : Bingono
Editions : Glénat

 
En plein western, la belle brochette de psychopathes qui composent ce livre devrait donner du plaisir aux amateurs de violence, de sang et de sexe.
 

En 1858 dans le Colorado, Un groupe de Navajos vit tranquillement autour de son activité d’élevage et de fabrication de bijoux. Mais un jour, les Oklahombres (Bande de blancs chasseurs d’indiens) font une descente dans le village. La jeune Nasha ne veut pas les laisser faire et se jette sur Dean Frost, leur chef, couteau entre les dents. Elle les menace de le tuer s’ils ne partent pas. Mais son plan va échouer car Amos son second, coupe la main de la jeune fille qui tombe dans un sac de bijoux. Amos profite de la situation pour piller le village, massacrer les habitants et prendre le commandement de la bande. Dean Frost s’enfuit discrètement avec le sac qu’il abandonnera plus tard, jugeant que celui-ci était maudit.
 

C’est bien des années plus tard que Scarlett, la fille de Dean, accompagnée du mercenaire Jackal va se lancer sur la piste de ce trésor maudit. Mais Amos n’a toujours pas digéré la fuite de Dean et compte bien également retrouver le trésor et faire payer à Scarlett le passé de son père.
 

L’introduction des premières planches et cette histoire de trésor maudit ne laisse en rien entrevoir ce qu’il va se passer par la suite. Ce récit est composé de plusieurs protagonistes qui vont vivre chacun leur destinée. Nasha cherche à s’évader des griffes de ses bourreaux pour retrouver son frère et refonder un clan navajo. Scarlett a pour objectif de retrouver le trésor. Amos a soif de vengeance. Jackal, par passion pour les femmes, toutes les femmes, va nous livrer quelques belles scènes torrides et d’autres assez violentes. Mais ce n’est rien comparé à Jeremiah Johnson, le marshal qui est tout simplement le premier tueur en série qui a pour hobby de scalper ses victimes et de leur manger le foie. Bref, tout ce petit monde va se croiser au fil des 120 pages du bouquin pour nous donner beaucoup de frisson, de sang et de sexe.
 

Certes le récit est un peu difficile à suivre mais l’objectif n’était-il pas de montrer que cette époque western était libre de tout débordement, qu’un tueur en série pouvait être libre d’agir et que les personnes « normales » n’étaient pas forcément mieux. Une époque dure, noire et sans âme.
Bingono dans ce champ d’action peut ainsi de son côté laisser parler son découpage hyper dynamique notamment pour les scènes d’action et laisser s’exprimer ses personnages aux visages taillés au couteau. Un bon moment de divertissement.
 


Eric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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