Nom de la série : Agatha Christie
Titre du Tome: La maison biscornue
Scénario : Frédéric Brrémaud
Dessin : Alberto Zanon
Couleur : Fabien Alquier
d'après l'oeuvre de : Agatha Christie
Maison d'édition : Paquet
En Égypte, vers la fin de la guerre, Charles fait la connaissance de Sophia Leonides. Tombé sous le charme, il souhaite aussitôt l’épouser. Mais, appartenant à la police militaire, il doit d’abord partir en mission en Extrême-Orient. Il lui promet de l’épouser à son retour. Sophia, honorée, lui répond que, dans ce cas, il n’aura qu’à la retrouver à Londres, où elle habite dans une maison… biscornue.
Deux ans plus tard, Charles est de retour à Londres. Dès son arrivée à l’aéroport, il apprend par la presse la mort du grand-père de Sophia. Il s’empresse de lui envoyer un télégramme afin de la rencontrer et de lui demander sa main. Mais Sophia ne pourra accepter que lorsqu’elle aura l’esprit libre et qu’elle aura déterminé la cause exacte de la mort de son grand-père, qu’elle soupçonne d’avoir été assassiné. Charles comprend sa décision et transmet l’affaire à son père, alors responsable à Scotland Yard. Une délégation est envoyée dans la maison biscornue, au sein d’une grande famille où tout le monde devient suspect.
Adapté d’un roman d’Agatha Christie publié dans les années 1950, et considéré comme l’un des meilleurs de la romancière, le récit séduit autant par son suspense que par sa chute. Tout débute comme une romance entre deux jeunes gens, mais celle-ci se retrouve suspendue à la suite du décès du grand-père. Charles met alors à profit son expérience dans la police militaire et l’aide de son père pour démêler cette affaire dans la maison biscornue, où loge toute la famille : les fils et leurs épouses, les trois petits-enfants dont Sophia, la seconde épouse du défunt, la tante Edith, sans oublier le précepteur et la nourrice.
Rapidement, les soupçons se portent, assez classiquement, sur la jeune épouse, Brenda, que l’on suspecte d’entretenir une liaison avec un autre membre de la famille. Comme dans tout bon roman du genre, chacun devient vite suspect, d’autant que la police et Charles font preuve d’un certain amateurisme. Heureusement, ils peuvent compter sur la jeune Joséphine, douze ans, qui note tout dans ses carnets et se révèle maline comme une fouine.
Le scénario de Frédéric Brémaud constitue une adaptation solide : on y retrouve le suspense du roman, et l’enquête est bien découpée, même si l’on croit deviner assez tôt l’identité du meurtrier… sans en être totalement certain. Pas toujours simple de mener un huis clos en bande dessinée sans donner une impression de répétition, mais l’auteur exploite très bien la situation en insistant sur le charisme des personnages.
Un atout qui convient parfaitement au dessinateur de l’album, Alberto Zanon, dont le trait très caricatural permet d’identifier aisément les protagonistes, ce qui n’est pas toujours évident dans une histoire comptant, comme ici, une multitude de personnages. À noter également la très belle mise en couleur de Fabien Alquier, qui renforce l’immersion du lecteur dans l’ambiance.
Une affaire, une fois de plus, rondement menée par les auteurs de cet ouvrage. Un très bon moment de lecture — et, en vieillissant, méfiez-vous de tout le monde : un accident est si vite arrivé…
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