Nom de la série : Classroom for Heroes
Tome : 21
Scénario : ARAKI Shin
Dessin : KISHIDA Koara
Maison d'édition : Doki Doki
Ernest déchire tout, Kassim invente le sport le plus absurde de l'histoire et Blade perd encore le contrôle ! La vie à l'académie Rosewood n'a jamais été aussi mouvementée (et délirante). Prêts pour une nouvelle leçon de courage... et de n'importe quoi ?
Après plus de vingt volumes, on pourrait craindre que la routine s’installe à l’académie Rosewood. Pourtant, ce tome 21, tout juste débarqué chez Doki-Doki, prouve que le duo Shin Araki et Koara Kishida a encore de la ressource, oscillant avec une aisance déconcertante entre la noblesse du récit de fantasy et l'humour le plus potache du genre school life.
L'un des points forts de ce volume réside dans le traitement d'Ernest. Souvent cantonnée à son rôle de déléguée rigoureuse, elle retrouve ici toute sa superbe. Le récit nous rappelle avec fracas pourquoi elle portait autrefois le titre d’Impératrice : son charisme et sa puissance brute crèvent l’écran, offrant des planches où le trait de Kishida gagne en intensité et en prestance. Cette facette plus "épique" donne un second souffle bienvenu à la dynamique du groupe.
Mais Classroom for Heroes ne serait pas fidèle à lui-même sans ses embardées vers le grand n'importe quoi. Le scénario s'amuse ici à détourner les codes du shonen sportif de la manière la plus improbable qui soit : sous l'impulsion de Kassim, les perversions des élèves sont érigées en véritable discipline athlétique. Si le concept du "concours de relevé de jupe" peut prêter à sourire, c'est surtout le sérieux avec lequel les personnages s'investissent dans cette bêtise qui rend les situations hilarantes.
En parallèle, le lore de la série continue de s'épaissir discrètement. Entre l'introduction de l'Héronium - qui permet une lecture fascinante des niveaux de puissance - et le retour des fameux "bons de vœux" qui continuent de tourmenter Blade, le rythme ne faiblit jamais. On apprécie également les concepts plus originaux comme celui du "cerveau externe", qui prouvent que Shin Araki cherche constamment à renouveler les interactions entre ses héros.
En résumé, ce tome 21 est un bon cru. Plus équilibré que les précédents, il offre une belle vitrine à Ernest tout en assumant son identité de comédie débridée. Une lecture rafraîchissante qui rappelle que, même pour des héros légendaires, la vie de lycéen est loin d'être un long fleuve tranquille.