Nom de la série : Cyborgs
Tome : 3
Titre du Tome: Tank
Scénario : Jean Luc Istin
Dessin : Oleg Okunev
Couleur : Nanjan
STORYBOARD : Alex Sierra
Maison d'édition : SOLEIL
Dans la mégalopole d’Europa en 2145, la criminalité est en hausse, entre règlements de comptes liés à la drogue, guerres inter-gangs et corruption. La police est principalement mobilisée par ces trois fléaux. C’est donc la période idéale pour qu’un tueur en série sévisse sans être inquiété. La découverte d’un nouveau corps de jeune femme ne fait que renforcer cette hypothèse. Une nouvelle fois, le même mode opératoire que lors des deux précédents meurtres : jeune femme handicapée de naissance, mutilations, démembrement et, pour clore le tout, le corps suspendu en l’air à des fils électriques.
Bien entendu, le budget n’est pas alloué à ce type de meurtres, surtout à l’approche des élections où le mafieux Markus Tudor a de fortes chances de l’emporter. Mais l’inspectrice Ramda N’Dam ne désespère pas de mener l’enquête à son terme et de débusquer ce tueur. Elle bénéficie du soutien de son supérieur, malgré peu d’indices, peu de témoins et la conviction intime que le meurtrier fait partie de l’entourage de Tudor. Si elle veut mener l’enquête jusqu’au bout, elle doit infiltrer la garde rapprochée de Tudor, au risque de mettre sa propre vie en danger.
Troisième volet de cette série concept de science-fiction, où chaque tome est consacré à un personnage différent tout en évoluant dans le même univers et avec les mêmes problématiques, pour une réunification prévue dans le dernier opus. Ici, c’est l’inspectrice Ramda N’Dam qui est sous le feu des projecteurs. Une enquêtrice rebelle, fidèle à ses convictions et à ses méthodes, dans un monde où la technologie prédomine.
Cette histoire, scénarisée par Jean-Luc Istin, se distingue, voire se décale, par rapport aux deux premiers volets. À la base du récit, Ramda ne possède aucune prothèse, elle est du côté du pouvoir par son rôle au sein de la police, et l’auteur oriente l’histoire vers une enquête policière dans les bas-fonds d’Europa. Moins de violence, moins de misogynie, avec un personnage plus humain dans ses gestes et sa manière de penser. Pour autant, le récit reste prenant, tant par son contexte politique et technologique que par les indices liés à l’enquête. Peu à peu, Ramda soulève le voile, met au jour la réalité d’Europa, et l’histoire finit par rejoindre les premiers volets.
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