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Dollars de guerre Dollars de guerre

Dollars de guerre - Tome 4

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Nom de la série : Dollars de guerre
Tome : 4
Scénario : Philippe PELAEZ
Dessin : Francis PORCEL
Couleur : Francis PORCEL
Maison d'édition : GRAND ANGLE

Retour en France et sur le front pour Ferdinand Tirancourt, mais cette fois sous les couleurs de l’armée américaine. Le débrouillard personnage imaginé par Philippe Pelaez et Francis Porcel est contraint d’accepter une mission suicide pour retrouver sa liberté, tout en participant, à sa manière, à celle des opprimés.

Après le Mexique, Ferdinand Tirancourt, ancien déserteur et bagnard, est de retour en France sous l’uniforme de l’armée américaine. Sous une fausse identité, celle du sergent Edmund Closeshot, il est chargé de mettre toute son expérience au service des jeunes soldats américains. Mais très rapidement, Ferdinand est convoqué par ses supérieurs et démasqué par un officier français. Plutôt que de le dénoncer, ce dernier lui propose un marché : accomplir une mission en échange de son blanchiment.

L’officier recherche un homme courageux, de la trempe de Ferdinand, capable de se rendre sur la ligne de front, dans la Marne, afin de mettre en place un nouveau moyen de communication avec l’arrière. L’objectif est d’utiliser une langue inconnue des Allemands comme code secret, une initiative qui pourrait contribuer à faire basculer le cours de la guerre. Ferdinand n’a pas d’autre choix que d’accepter.

C’est ainsi qu’il se retrouve en compagnie de Talako, un Indien choctaw dont la langue servira de code secret, et de Virgil, un soldat noir américain dont la particularité est d’être un tireur d’élite. Une véritable mission suicide, mais qui pourrait bien lui permettre de retrouver la liberté.

Retour à la case départ pour Ferdinand, qui se retrouve, contre son gré, une nouvelle fois sur le front, mais sous les couleurs américaines. Après quelques pages apportant un éclairage historique, Philippe Pelaez, scénariste de la série, embarque Ferdinand et les lecteurs au cœur de l’action et des combats, sans rien cacher de leur atrocité ni des nombreuses incohérences de cette guerre.

Le choix de placer Ferdinand au sein de l’armée américaine permet également à l’auteur d’aborder des sujets sensibles, notamment le racisme au sein de l’armée et, plus largement, de la société américaine. À travers Talako, cet Indien à qui l’on interdisait de parler sa langue dans son propre pays et à qui l’on demande paradoxalement de l’utiliser comme code secret, ou encore Virgil, le tireur d’élite noir qui subit en permanence les remarques de camarades pourtant bien moins compétents que lui lorsqu’il s’agit de survivre, Philippe Pelaez met en lumière les contradictions de cette époque.

Le dessin est toujours assuré par le dynamique Francis Porcel qui, lui non plus, ne cache rien de la violence des scènes de combat ni de la mort, qui frappe à tous les niveaux.

Avec ce quatrième opus, et sans doute le dernier de la série, même si le final laisse une porte ouverte à Ferdinand, il est désormais possible de tirer un bilan très positif de cette excellente série. À la fois historique et pédagogique, elle s’appuie sur un personnage charismatique, taillé pour l’action, mais qui a su rester suffisamment discret pour laisser la place aux histoires et aux thématiques abordées. Ce dernier volet, sans doute l’un des meilleurs de la série, offre ainsi à Ferdinand une sortie aussi discrète que son parcours aura été mouvementé.

A propos du chroniqueur

Nom d'utilisateur : LABANDEDU9

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