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The Venom Show The Venom Show

Flocons

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Nom de la série : Flocons
Scénario : Marc Lizano
Dessin : Silki
Couleur : Silki
Maison d'édition : CASTERMAN

Lorsque l’on arrive au bout du chemin, peut-on choisir sa mort, au risque de laisser derrière soi des êtres qui vous aiment et qui vont devoir faire leur deuil ? Silki et Marc Lizano n’ont pas la réponse à ces éternelles questions, mais ils proposent une magnifique histoire autour de ces thèmes, tellement touchante.

Dans un paysage enneigé des Pyrénées, un couple de personnes d’un certain âge se balade main dans la main. Ils se remémorent les bons moments, leur amour, partagent des sourires et des baisers, jusqu’à ce qu’ils arrivent au pied d’un sapin. Les visages se crispent, les regards s’attristent et la femme demande : « Tu es vraiment sûr de ce qu’on fait ? » « Je ne suis sûr de rien du tout », répond l’homme. Puis il ajoute : « Je sais juste ce que le médecin a dit. »

Quelques instants plus tard, ils s’assoient au pied d’un sapin, prennent chacun quelques cachets, se prennent dans les bras l’un de l’autre et s’endorment.

Après cette introduction qui tire les larmes, l’histoire bascule avec Camille, une artiste peintre, et Rodolphe, un grutier, tous deux frère et sœur et enfants des deux personnes que nous venons de découvrir. Le récit, imaginé par le scénariste Marc Lizano, nous livre ici une part de son cœur dans une œuvre de fiction qui va suivre ces deux personnages alors qu’ils traversent toute la France pour récupérer les corps de leurs parents.

Le voyage va ainsi permettre de développer une histoire profondément touchante, un récit familial dans lequel beaucoup de personnes pourront se retrouver à travers les souvenirs des bons moments, les souvenirs d’enfance, mais aussi la culpabilité de n’avoir rien vu venir ou encore celle de laisser l’autre seul. Le récit aborde ainsi les premières étapes du deuil.

Le découpage est simple, sans longueur. L’histoire se lit d’une traite, tant l’émotion est présente, et ce dès la couverture, avec la présence imaginée des quatre personnages et des enfants qui se retrouvent seuls.

Au dessin, nous retrouvons l’illustratrice coréenne Silki, qui livre ici sa première histoire de fiction. Son dessin doux et naturel, sans décor superflu, se révèle particulièrement pudique et correspond parfaitement à l’histoire. Il donne la part belle aux personnages, mais également au récit, en entremêlant le présent et le passé grâce à un jeu de couleurs et d’opacités.

Certes, on pourrait reprocher au récit d’avancer de manière linéaire, sans véritable rebondissement. Mais il faut avouer que l’objectif n’était pas de construire une enquête policière sur les conditions de la mort des parents, mais tout simplement de raconter une histoire sur la perte d’un être cher et sur la manière d’aborder cette situation, malheureusement rencontrée par beaucoup d’entre nous.

Au final, un récit qui permet de passer un bon moment malgré le triste sujet traité.

A propos du chroniqueur

Nom d'utilisateur : LABANDEDU9

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