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La cité des mensonges La cité des mensonges

La bête du nord - Tome 1

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Nom de la série : La bête du nord
Tome : 1
Titre du Tome: La cité des mensonges
Scénario : Oscar Martin
Dessin : Leonel Castellani
Couleur : Leonel Castellani
Maison d'édition : DELCOURT

Histoire inspirée de l’univers de Conan, Oscar Martin se fait plaisir en imaginant son propre Conan. Un univers violent et sanglant, mis en images par son complice Leonel Castellani à travers de magnifiques cases faisant écho au cinéma et aux comics.

L’épée encore ensanglantée, chevauchant à l’aube, Conan se sent indestructible et s’accorde un court repos, pour lui et son cheval, à flanc de colline. Mais c’était sans compter sur trois abrutis de voleurs venus troubler sa tranquillité. Les malheureux n’ont pas eu le temps de dire ouf que la lame de Conan leur avait déjà transpercé le corps ou la tête. Ce petit exercice fit un bien fou à Conan, qui se sent revigoré et de nouveau riche en récupérant les bourses de pièces d’or laissées sur leurs cadavres.

Conan se dirige alors vers la ville de Hud-Hund Engaun, cité peu recommandable et truffée de voleurs. Mais peu importe : Conan est là pour festoyer. Dans la première taverne venue, le grand barbare ne passe pas inaperçu parmi les soudards, barbares et autres filles de joie. Très vite, il est provoqué, et très vite le sang de ses agresseurs se met à couler. Après avoir laissé quelques cadavres derrière lui et récupéré quelques pièces d’or, Conan quitte les lieux. À sa sortie, un homme l’accoste et lui propose de rencontrer son maître. Ce dernier est un puissant et riche chef de clan qui souhaite confier une mission à Conan : retrouver sa fille Jahivé, kidnappée par son rival Zingaro. Conan accepte pour une bourse d’or, mais il se doute que tout semble trop facile.

Conan le Cimérien, héros mythique de Robert E. Howard, a bouleversé un nombre incalculable de lecteurs, en particulier les auteurs de BD qui se sont livrés à de multiples reprises et adaptations. Oscar Martin, l’auteur espagnol de l’univers de « Solo », a très vite été conquis par le personnage, au point de vouloir lui écrire sa propre histoire. C’est ce qu’il fait avec « La Bête du Nord », comme il le confie aux lecteurs dans un prologue.
 

L’histoire débute par un long accompagnement en voix off, celle de Conan, qui aide le lecteur à fusionner avec le personnage et ne cessera de le suivre durant l’aventure. Cette voix n’est pas là par hasard : elle permet de temporiser les gestes et les actions de Conan, de lui donner un côté plus humain et sensible, en contraste avec les images où il apparaît en permanence hargneux, violent, combattant, barbare.

Le récit en lui-même reste assez prévisible. Même Conan sent dès le départ que la proposition du chef de clan n’est pas très honnête ni aussi limpide qu’elle en a l’air. Il va ainsi se retrouver plongé dans une histoire et des conflits qui le dépassent, où son seul rôle sera de faire tournoyer son épée pour décapiter tous ceux qui se présenteront devant lui.
 

Le dessin est assuré par le complice d’Oscar Martin sur « Solo : Lyra », Leonel Castellani. Auteur au talent indéniable, il utilise ici un découpage hyper dynamique, avec de grandes cases — quatre à cinq par planche — allant parfois jusqu’à la pleine page. Ce choix donne une véritable impression de grand écran et permet à l’artiste d’être très généreux dans les détails comme dans les scènes de combat.
 

Si vous aimez le feu, le sang, les affrontements et les têtes qui tombent, vous allez être servis. L’ouvrage pourra également séduire les fans de Conan et de son univers : l’histoire a, après tout, été écrite par un spécialiste du genre.

A propos du chroniqueur

Nom d'utilisateur : LABANDEDU9

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