Nom de la série : La chanson de Lala
Tome : 01
Scénario : Sul Kohno
Dessin : Sul Kohno
Maison d'édition : Rue de Sèvres
Le premier tome de La Chanson de Lala, écrit et dessiné par Sui Kohno et publié aux éditions Rue de Sèvres dans la collection Le Renard Doré, nous plonge dans un univers de fantasy à la fois onirique et mélancolique. L'histoire s'articule autour d'un concept fascinant : celui du clan des Mnème, dont la mission sacrée est de recueillir les souvenirs des défunts pour les accompagner vers l'au-delà à travers des rituels chantés.
Nous suivons Lala, une jeune fille pleine de vie et d'innocence, qui fait ses premiers pas en tant qu'apprentie au sein de ce clan de la mémoire. Sous le regard protecteur et parfois sévère de sa sœur aînée Aridéla, Lala doit apprendre l'importance de son rôle. Pour elle, le chant n'est pas seulement une technique, c'est un pont entre le monde des vivants et celui des morts, une manière de s'assurer que l'essence d'une personne ne disparaisse jamais totalement.
Le récit installe rapidement une tension intéressante en introduisant le clan des Kalm, dont la fonction est diamétralement opposée à celle des Mnème : là où Lala et les siens préservent la mémoire, les Kalm sont chargés de donner la mort. Cette dualité entre la finitude physique et la persistance du souvenir constitue le cœur philosophique de l'œuvre. Le manga interroge avec beaucoup de délicatesse notre rapport à la perte et ce qui définit véritablement l'humanité à travers les traces que nous laissons derrière nous.
Le récit installe rapidement une tension intéressante en introduisant le clan des Kalm, dont la fonction est diamétralement opposée à celle des Mnème : là où Lala et les siens préservent la mémoire, les Kalm sont chargés de donner la mort. Cette dualité entre la finitude physique et la persistance du souvenir constitue le cœur philosophique de l'œuvre. Le manga interroge avec beaucoup de délicatesse notre rapport à la perte et ce qui définit véritablement l'humanité à travers les traces que nous laissons derrière nous.
En conclusion, ce premier volume de La Chanson de Lala est une réussite qui évite les clichés du genre pour proposer une réflexion mature sur le deuil et l'oubli. C'est une œuvre qui privilégie l'émotion et la poésie à l'action pure, offrant au lecteur une parenthèse enchantée et profonde. La fin du tome laisse entrevoir des mystères plus sombres sur les traditions ancestrales, nous donnant immédiatement envie de suivre l'émancipation de cette héroïne attachante.