Nom de la série : La femme au portrait
Scénario : Nicolas Tellop
Dessin : Antonio Lapone
Couleur : Antonio Lapone
Maison d'édition : Dargaud
Dans l'Hollywood de la fin des années 1940, les studios Hooter se retrouvent au cœur d'une tourmente bien sombre. Un gardien de nuit est assassiné sur le plateau de tournage et la pièce maîtresse du décor, un mystérieux portrait de femme, disparaît sans laisser de trace… N’ayant pas une grande confiance en la police, ils engagent la pétillante Miss X pour mener l’enquête ! Un polar haletant !
Face à des policiers qui piétinent, la production fait donc appel à Miss X, une ancienne actrice reconvertie en détective privée. Cette jeune femme au tempérament bien trempé et à l'esprit particulièrement vif a bien l’intention de résoudre ce mystère !
Très vite, Ernst Spieler, le réalisateur allemand du film interrompu, se retrouve suspecté en raison d'indices compromettants retrouvés sur la scène de crime. Décidé à prouver son innocence, il s'associe à la détective. De l'atelier d'un peintre énigmatique aux toits hollywoodiens, en passant par les coulisses de l'âge d'or du cinéma américain, ce duo se lance dans une folle course-poursuite pour démêler le vrai du faux !
Rédigée avec maîtrise par Nicolas Tellop, cette intrigue policière s'impose d'emblée par sa construction rigoureuse et son rythme parfaitement orchestré. L'album reprend les codes du film noir classique : meurtre, chantage, fausses pistes, vol d'œuvres d'art… Et un suspense parfaitement maitrisé !
Le véritable moteur de ce récit repose sur la relation entre les deux protagonistes : la charismatique Miss X, ironique et incisive, trouve chez le réalisateur un partenaire élégant et complémentaire. Leurs échanges savoureux apportent de la fraîcheur au récit et installent finalement une connivence entre eux.
Visuellement, Antonio Lapone signe une belle prestation ! Son trait en ligne claire, se caractérise par une maîtrise graphique précise et un sens du détail vraiment aiguisé ! Il joue également de façon intelligente avec les cadrages du cinéma : gros plans expressifs, plongées immersives, travellings ou bien encore de jeux d'ombres magnifiques... Chaque case bénéficie d'une composition soignée qui met en avant autant l'action que la beauté des décors !
Une réalisation remarquable et un suspense captivant font de La Femme au portrait une vraie réussite qui plaira autant aux passionnés de BD qu’aux amoureux du cinéma noir hollywoodien des années 50 !