Nom de la série : La voie du glaive
Tome : 2
Titre du Tome: Le légionnaire
Scénario : Brugeas et Herzet
Dessin : Benoit Dellac
Couleur : Denis Bechu
Maison d'édition : Le Lombard
À Ravenne, dans les arènes, les frères gladiateurs Sutura et Lento sont toujours autant acclamés par la foule sous le nom de « Fratres Furentes », malgré leur échec à obtenir leur ticket pour rejoindre les arènes de Rome. Mais ce n’est que partie remise. Doctor, leur laniste, met tout en œuvre auprès de leur maître afin qu’il prenne la décision de retenter l’aventure romaine et de participer de nouveau aux sélections.
Pendant ce temps, Coré, qui souhaite prendre le pouvoir à Ravenne, exerce une pression sur la jeune Titia et, indirectement, sur Sutura, avec qui elle vit une idylle. Pourtant, elle complote étrangement avec l’homme surnommé « le Légionnaire », responsable de l’échec des Frères Furieux et qu’elle souhaiterait voir échouer malgré tout. Sutura et Lento sont désormais à la croisée des chemins : partir vers Rome pour leur carrière de gladiateurs ou rester pour sauver Ravenne du complot qui se prépare.
La Voie du Glaive n’est surtout pas un péplum se limitant au sable, au sang des arènes et à la violence brute. C’est avant tout — et ces premiers albums en posent les bases — une grande saga mêlant contexte historique autour de la vie des gladiateurs, relations politiques entre personnages manipulateurs, et saga familiale centrée sur deux frères. La Voie du Glaive est ainsi un savoureux mélange de violence, de politique et de fraternité, qui évoque de grands films comme Gladiator, Ben-Hur ou encore Spartacus : une véritable histoire dans l’Histoire.
Dans ce deuxième volet, après la présentation du contexte et des personnages dans le premier tome, les auteurs lancent pleinement la machine de guerre. Le lecteur entre directement au cœur des intrigues politiques et de l’intimité des différents protagonistes. Il découvre ainsi, avec plaisir, les cartes que chacun a en main. Le suspense monte au fil des pages, ponctué de scènes de combats, de sexe et de violence entre chaque acte. Autant dire que le découpage est réalisé au papier millimétré.
Il en va de même pour le dessin de Benoît Dellac, toujours au sommet, aussi à l’aise dans les scènes d’intérieur que d’extérieur, dans l’ombre comme dans la lumière. Une bande dessinée qui se lit comme on visualise un film.
Ce deuxième volet se conclut par une scène finale de combat magistrale et prenante. Mais le cliffhanger de fin laisse supposer que les Frères Furieux n’ont pas encore résolu tous leurs problèmes. Vivement le tome 3.
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