Nom de la série : LE DERNIER VOL DE DAN COOPER
Tome : 1
Scénario : Jean Luc Cornette
Dessin : Renaud GARRETA
Couleur : Cyril Saint-Blancat
Maison d'édition : GLENAT
Quand un mystérieux personnage prend le pseudonyme de Dan Cooper et réussit à subtiliser 200 000 dollars avant de s’échapper par un saut en parachute puis disparaître dans la nature au point que le FBI, impuissant, ferme le dossier après 50 ans, cela ne peut que susciter la curiosité.
Portland Novembre 71. Au restaurant, Sally et Dan sont en train de prendre un verre tranquillement. Mais ce couple n’est pas ordinaire car ils sont en train de préparer et finaliser un casse. Dan Cooper qui est l’élégance même prépare son plan à la perfection et demande à son amie Sally de prendre le vol 305 de la compagnie Northwest Orient Airlines depuis Seattle à destination du Mexique. Et surtout qu’elle prenne avec elle un sac que Dan lui aura préparé. De son côté, Dan transportera uniquement son attaché-case avec un élément primordial de son opération. Une fois que l’opération sera réalisée, Dan Cooper la recontactera plus tard. Sally sans trop poser de questions va s’exécuter. Le jour J, le couple arrive séparé, Dan se loge dans le fond de l’appareil, Sally au milieu et l’avion décolle sans soucis. Après quelques minutes de vol, Dans Cooper appelle une hôtesse et lui tend un bout de papier en lui demandant de prendre connaissance des informations mentionnées dessus. L’hôtesse regarde et son visage change de couleur, Dan Cooper possède une bombe à l’intérieur de l’avion.
On va tout de suite clarifier les choses, il ne s’agit pas d’une reprise de la série Dan Cooper qu’Albert Weinberg a fait vivre pendant des années même si un lien existe, je m’explique. Cette histoire mise en scène par Jean-Luc Cornette est basée sur une histoire vraie d’un homme qui a pris un vol sous le nom de Dan Cooper (peut être en hommage à la BD) et qui a joué les pirates de l’air et pris une rançon au passage avant de se jeter en parachute depuis l’avion dans la nuit. Ses chances de survie étaient quasiment nulles mais aucun corps n’a été retrouvé. 50 ans plus tard, le FBI vient de fermer le dossier avouant à demi-mots son impuissance à retrouver et identifier ce mystérieux Dan Cooper.
Peut-on dire maintenant que Jean-Luc Cornette est plus fort que le FBI et qu’il va proposer la résolution de l’enquête ? Il est évident que nom, l’auteur est resté dans les limites de l’affaire et a imaginé les comportements, les faits, les actions réalisés par ce personnage avant d’agir et pendant sa cavale, jusqu’à sa disparition. L’auteur s’est fixé sur quelques points de passage connus et a ensuite imaginé des scènes autour de ceux-ci. Cela donne un album avec beaucoup de suspense, très intéressant si on ne connaît pas l’histoire d’origine mais la contrepartie est que l’on ne connaît pas la fin non plus.
Pour le dessin, c’est Renaud Garreta qui a œuvré et qui par sa biographie aime bien travailler sur des histoires vraies, des histoires de personnages qui dépassent l’ordinaire. Son dessin dans cet album a un petit côté Vintage avec un découpage très limpide qui tient en haleine le lecteur comme dans un bon vieux film à suspense.
Un album entre fiction et réalité sur un sujet qui passionne beaucoup de monde, les affaires non résolues.