Nom de la série : Les Anciens Astronautes
Tome : 3
Titre du Tome: Onys
Scénario : Vincent POMPETTI
Dessin : Vincent POMPETTI
Couleur : Vincent POMPETTI
Maison d'édition : Tartamudo
Échouée sur une planète inconnue, Onys découvre une civilisation prise dans une lutte mythologique entre le Bien et le Mal. Pendant que Mark et Yulunga tentent de lui porter secours, la téméraire archère va devoir braver les interdits pour sauver l’équipage. Vincent Pompetti conclut sa trilogie des Anciens astronautes avec un space opera spectaculaire, dense et magnifiquement mis en image.
L’exploration d’une nouvelle planète s’achève pour le capitaine Mark et son équipage. Pendant que les hommes rangent le matériel, Yulunga réactive le portail et Onys analyse les bas-reliefs de ce qui ressemble à un temple. C’est elle qui réclame un peu plus de temps afin de terminer son scan. Elle obtient gain de cause : Mark lui laisse le temps de faire le trajet jusqu’au vaisseau resté en orbite. Onys se retrouve donc seule sur cette planète, à plusieurs centaines de kilomètres du moindre être vivant. À peine arrivée sur le vaisseau, une explosion retentit et le pilote perd le contrôle. Une pièce indispensable vient de céder et l’astronef dérive dans cette partie isolée de la galaxie. Il y a urgence, car les réserves seront insuffisantes pour attendre les secours. Le capitaine propose donc de retourner chercher Onys sur la planète, tandis que Yulunga la contactera par la pensée afin de lui confier une mission : trouver de l’or. Si la course contre la montre s’engage pour Mark et Yulunga, Onys débute son exploration. Elle découvre rapidement que la planète est le théâtre d’une lutte mythologique entre le Bien et le Mal, un affrontement dans lequel la téméraire archère va être contrainte d’intervenir, bravant ainsi les consignes des Anciens astronautes…
Avec Onys, Vincent Pompetti conclut sa trilogie consacrée aux Anciens astronautes. Une nouvelle fois financé par le financement participatif, cet album reprend donc les personnages emblématiques de la série. On retrouve ainsi le capitaine Mark, courageux et impulsif, mais aussi la mystérieuse chamane Yulunga et, dans le rôle-titre, la téméraire archère Onys. L’album s’ouvre sur la conclusion d’une mission. Le vaisseau en orbite, les hommes de la navette se sont posés pour étudier le niveau de développement des habitants de la planète. Intriguée par des bas-reliefs, Onys demande, et obtient, l’autorisation de rester quelques heures supplémentaires afin de les étudier plus précisément. Tout se déroule sans heurts jusqu’à ce que le vaisseau connaisse une avarie qui pourrait, à terme, être fatale à tout l’équipage. Ce premier tiers de l’album permet de remettre tous les éléments en place. Puisque chaque épisode se veut un récit complet, certains lecteurs, dont je fais partie, pourraient d’ailleurs commencer par cette conclusion. Par la suite, l’intrigue se déroule sur deux théâtres d’opérations. Dans le vaisseau, Mark et Yulunga réussiront-ils à venir chercher Onys avec la navette ? Cette dernière parviendra-t-elle à obtenir l’or nécessaire à la réparation ? Pour cela, elle va devoir prendre contact avec les autochtones. Pire, elle va se retrouver embarquée dans une lutte entre le Bien et le Mal, un combat à mort dont elle ne connaît ni les tenants ni les aboutissants. On devine les références de ce space opera : de Star Trek à Stargate, en passant par Dune, Vincent Pompetti puise son inspiration sans jamais tomber dans le plagiat. Les péripéties sont nombreuses, mais surtout bien équilibrées, détaillées et expliquées. Le lecteur est dès lors immergé dans cette aventure à grand spectacle. Côté dessin, chaque planche, chaque vignette est une véritable œuvre d’art. Le travail d’aquarelliste est remarquable. Et tant pis si certaines proportions ne sont pas toujours respectées ou si les personnages changent parfois d’apparence. Le travail sur la lumière est digne des meilleurs blockbusters du genre. Les grandes planches sont immersives, mélangeant inventivité et dynamisme. Le bestiaire et les décors sont variés tout en respectant l’atmosphère de chaque séquence.
C’est donc un album dense et bien construit qui se lit avec la même envie que celle que l’on éprouverait devant un excellent film de science-fiction. Un album agrémenté d’un joli carnet graphique et dont la fin ouverte pourrait bien donner des idées de suite à Vincent Pompetti.