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Mea Culpa - Tome 2

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Nom de la série : Mea Culpa
Tome : 2
Scénario : Jean-Christophe BRISARD
Dessin : Michael MALATINI
Couleur : Luici ZITELLI
Maison d'édition : Glénat

La guerre est finie. L’Allemagne nazie a perdu ! Pourtant, les derniers fanatiques du régime refusent de lâcher prise. Parmi eux, le commandant SS Neuhauss, prêt à tout pour écraser la résistance catholique et prolonger l’agonie du IIIe Reich. Une répression implacable, des règlements de comptes et des alliances troubles : le diptyque s’achève dans le sang, au cœur des relations explosives entre le Vatican et le régime nazi.
Depuis l’attentat raté du 20 juillet 1944, Hitler ne décolère pas. Il lance une vaste opération de répression autour du principe de « Sippenhaft » : les membres de la famille d’une personne accusée de trahison sont eux aussi tenus pour responsables. Et les têtes tombent ! Nombreuses ! Pour conserver la sienne sur ses épaules, Neuhaus, officier des services secrets de la SS, accepte d’organiser les purges. Il poursuit avec acharnement le père Otto et tous les soutiens catholiques de la conspiration. Sans scrupules, il ment, trahit et manipule les prêtres, les espions et les diplomates dans l’espoir de maintenir le régime. Aussi, lorsqu’Himmler, le chef de la SS, lui demande la tête du colonel qui gère l’usine de fabrication des V2, Neuhaus met tout son réseau en ordre de marche. Un seul mot d’ordre : remporter cette bataille contre la résistance catholique et, au passage, rester en vie…
Basé sur des faits réels et sur des sources historiques véridiques et exceptionnelles issues des archives soviétiques et allemandes, collectées par le journaliste et scénariste Jean-Christophe Brisard, ce second opus poursuit la fresque historique qui verra le IIIe Reich s’effondrer. On retrouve le commandant SS Neuhaus au cœur de l’appareil répressif nazi et on nous donne à voir un véritable ogre prêt à tout engloutir sur son passage pour atteindre son objectif : maintenir le régime coûte que coûte ! Pour le lecteur, cela prend la forme d’une sorte d’enquête tentaculaire sur la résistance catholique allemande. Dès lors, il peut parfois arriver qu’on se perde dans toutes ces ramifications. On se laisse alors bercer par les rebondissements, les trahisons et autres coups de gueule. Néanmoins, une chose est parfaitement rendue : l’imminence de la chute du régime nazi et les délires de quelques jusqu’au-boutistes. Il est évident que le trait ultraréaliste de Michael Malatini est un excellent soutien au réalisme de l’intrigue. Je ne m’attarderai pas sur le charisme malsain des personnages, mais plutôt sur la violence et la brutalité omniprésentes. Bien sûr, il y a les ruines fumantes de Berlin et les séances de torture, mais il suffit d’un regard, parfois d’un geste, pour comprendre l’incompréhensible. Michael Malatini prend également garde à ne pas surjouer ni tomber dans le voyeurisme. À la manière d’un historien, il nous donne à voir les événements de la façon la plus objective possible. Cela n’empêche pas le dessinateur de jouer avec les cadrages et la mise en page. À la manière d’un cinéaste, cela apporte un dynamisme certain qui accentue le plaisir de lecture. Je terminerai en évoquant l’excellent et très complet dossier documentaire de fin d’album, qui apporte tous les renseignements additionnels (biographies, sources et résumé historique… ), faisant ainsi le lien entre vérité et fiction.
Basé sur des faits réels et parfaitement documentés, ce diptyque évoque une page un peu oubliée de la Deuxième Guerre mondiale ; une page trouble quant au rôle du Vatican dans la guerre, mais une page qui nous montre la lutte du Bien contre le Mal, de la résistance catholique contre le monstre nazi, et où les hommes finissent broyés par des événements qui les dépassent.

A propos du chroniqueur

Nom d'utilisateur : boil

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