Titre du Tome: Michel Vaillant Saison 2 12.La cible

de véhicules. Et quelle plus belle vitrine que le centenaire des 24 Heures du Mans ! Pour cet événement incontournable, Vaillant aligne deux voitures aux côtés des Porsche, Ferrari, Peugeot, Toyota et autre Cadillac. Bien que les essais soient concluants, la tension est à son comble chez les Bleus. Il faut dire qu'avec Michel et Elsa Tainmont, c'est le sénateur Steve Warson qui pilote la première voiture ; et qu'il a reçu de nombreuses lettres de menaces. À tel point que la FBI a envoyé une délégation de garde du corps sur le circuit sarthois. Il semblerait que les informations de l'agence fédérale soient justes car un improbable duo a atterri à Paris, quelques jours avant le début de la course. Un duo parmi lesquels on retrouve une vieille connaissance…
Alors comment imaginer que la course du centenaire puisse avoir lieu sans les Vaillantes et sans leur pilote-patron, Michel Vaillant ? Mais cette participation s'intègre dans la nouvelle saison. C'est ainsi qu'après une ouverture sexy et spectaculaire mais surtout énigmatique, Denis Lapierre nous replonge onze mois auparavant. C'est ce flashback qui permet d'introduire l'intrigue de ce 12e album, une intrigue qui a pour cadre la plus célèbre course du monde mais une intrigue policière presque classique. Les suprémacistes blancs avaient prévu de discréditer la marque Vaillante mais, après leur arrestation, ils ont surtout juré se venger. C'est comme cela qu'un duo de tueurs à gage est engagé sur le circuit manceau. Seulement, comme le dit Steve Warson, « où être plus en sécurité qu’engoncé dans une voiture filant à 300 km/h ? ». C'est là toute la force du scénariste que d'imaginer mille et une façons de tuer un pilote. Mais il n'en oublie pas pour autant la vie hors des baquets et, là aussi, un avis de tempête plane sur les Vaillant. Ce tome 12 de la saison 2 voit également le retour de la "team des 6 premiers albums" : le duo Marc Bourgne et Benjamin Benéteau dans leur rôle respectif. Les personnages ne manquent pas de classe, de charisme et de charme. Leur expressivité est naturelle et on se sent
toujours en terrain connu puisqu'ils s'inspirent souvent de personnalités réelles. Mais que serait un album de Michel Vaillant sans les voitures ? Et avec cette édition des 24 Heures du Mans, il y a l'embarras du choix. Presque toutes les plus grands constructeurs, et compétiteurs, sont au départ et on se régale véritablement de ces bolides croqués sous tous les angles et à très haute vitesse. C'est certes classique mais toujours aussi efficace, pour ne pas dire extraordinaire. Surtout, cela enchante les amateurs de belles carrosseries, d'odeur d'essence et de gomme brûlée et du doux ronronnement des moteurs.Nom d'utilisateur : LABANDEDU9
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