Nom de la série : Noir horizon
Tome : 3
Titre du Tome: Shemot
Scénario : Philippe Pelaez
Dessin : Benjamin Blasco-Martinez
Couleur : Benjamin Blasco-Martinez
Maison d'édition : Glénat
Après deux tomes qui nous ont tenus en haleine, Philippe Pelaez et Benjamin Blasco-Martinez reviennent pour clore la trilogie Noir Horizon avec un troisième opus intitulé "Shemot". Et quel final ! C’est une véritable réussite qui vient ponctuer cette aventure, confirmant que nous tenons là l’une des sagas les plus marquantes de la science-fiction de ces dernières années !
Au début de cet ultime tome, l’heure n’est plus à la rébellion, elle est à la survie. Après avoir mis à feu et à sang la cité tyrannique de Kádingirra, Esther, Judith, Tobie et Ben, nos quatre renégats, ont réussi l'impossible : arracher les opprimés aux griffes du Gouverneur Achab. C’est à bord de l’immense vaisseau spatial Shemot qu’ils s’élancent vers les étoiles, laissant derrière eux un monde en cendres.
Mais l’espoir d’une Terre Promise sur la planète Kepler est de courte durée. Derrière l'horizon noir se cache une réalité cauchemardesque découverte dans le premier tome : un brouillard maléfique capable de transformer les hommes en monstres...
Esther, la fille bannie du dictateur, est désormais aux commandes et elle doit guider son peuple dans une atmosphère de paranoïa... Celle-ci atteint son paroxysme quand son père, le Gouverneur Achab, prédateur blessé mais toujours dangereux, arrive également sur Kepler ! Ce voyage vers la liberté s’avèrera pavé de sang...
Au scénario, Philippe Pelaez, dont on connaît la virtuosité pour tisser des récits denses, signe ici une conclusion magistrale. En mêlant habilement références bibliques et questions scientifiques voire philosophiques, il transforme cette course-poursuite spatiale en une passionnante réflexion de la condition humaine.
Le rythme est haletant et les personnages attachants malgré leurs failles. On tremble pour eux, on s'interroge sur leurs dilemmes face à cette brume. La conclusion, quant à elle, est plus que réussie ! Elle parvient à nous faire réfléchir sur la transmission du pouvoir mais aussi sur le fait que les erreurs humaines ne font que se répéter éternellement...
Au dessin, Benjamin Blasco-Martinez nous régale une nouvelle fois ! Son trait réaliste et nerveux nous plonge dans cet univers de science-fiction ! Par exemple, les décors de Kepler sont à la fois grandioses et terrifiants notamment en nous immergeant presque dans ce fameux brouillard... C’est beau, c’est sombre, c’est épique : un pur régal pour les yeux !
En conclusion, Shemot est une conclusion réussie pour cette trilogie qui aura su nous malmener autant que nous fasciner !