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Regnault Regnault
Le Labyrinthe d'obsidienne Le Labyrinthe d'obsidienne

Runes - Tome 2

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Nom de la série : Runes
Tome : 2
Titre du Tome: Le Labyrinthe d'obsidienne
Scénario : Carlos Sánchez
Dessin : Carlos Sánchez
Couleur : Carlos Sánchez
Maison d'édition : casterman

Paru chez Casterman, ce deuxième tome de Runes, intitulé "Le Labyrinthe d'obsidienne" de Carlos Sánchez poursuit et densifie une fresque de fantasy sombre et envoûtante. Après un premier tome plutôt introductif, ce second volume élargit le champ du récit, approfondit sa mythologie et confronte ses héros à un mal bien plus vaste qu’ils ne l’imaginaient.
 

   Après avoir mis fin au Roi des Ombres, et l'avoir enfermé dans une fiole grâce à la magie, Chiri et Dai poursuivent leur périple. Mais leur victoire est loin d’être totale. Ils apprennent grâce à un manuscrit rédigé par la chroniqueuse Margareth, une vérité inquiétante : le Roi des Ombres, la créature la plus vile à avoir jamais foulé le sol de pudding, n’est pas une entité isolée. Deux autres hérauts du mal, semblables à lui existent encore, ses frères, tous créés par une force supérieure, prénommé "la noirceur", incarnation du mal originel.
Guidés ou manipulés par cet ennemi désormais captif, Chiri, Dai et leurs nouveaux compagnons (Sophie et Lisa) se lancent dans une quête périlleuse vers le labyrinthe d’Obsidienne, lieu ancien et hostile où se cacherait l’une de ces entités. Dai porte la fiole contenant le Roi des Ombres, mais peu à peu, une influence insidieuse s’installe. Comme dans un conte cruel, l’ombre s’immisce dans ses rêves, noircit son esprit, fragilise ses certitudes.
Le guide qu’ils suivent les mènera-t-il réellement vers la sortie, ou les entraîne-t-il vers une chute annoncée ? Et ces nouveaux ennemis, sont-ils réellement prêts à leur faire face ?

 

   Carlos Sánchez fait évoluer son récit vers une fantasy plus mature, presque initiatique. Le scénario joue avec l’idée de la corruption progressive, du mal qui ne s’impose pas frontalement, mais infiltre, ronge et transforme. La relation entre Dai et le Roi des Ombres devient centrale, ambiguë, nourrie de doutes et de visions troublantes. Le récit gagne en ampleur mythologique tout en restant très incarné, laissant planer une tension constante entre destin, libre arbitre et manipulation.
   Une fois de plus, le dessin confirme toute sa force évocatrice. Le labyrinthe d’Obsidienne impressionne par ses architectures sombres et minérales, presque oppressantes. Les jeux d’ombres, les noirs profonds et les contrastes renforcent l’atmosphère de danger latent. Les expressions des personnages, notamment celles de Dai, traduisent subtilement l’influence grandissante du mal. La mise en page sait ralentir le temps lors des scènes oniriques et accélérer l’action quand le danger surgit, renforçant l’immersion.

 

   Avec ce tome 2, Runes change d’échelle. Plus sombre, plus ambitieux, le récit installe durablement ses enjeux et transforme ses héros. Entre quête initiatique, menace diffuse et mythologie en expansion, Carlos Sánchez confirme une série prometteuse, qui avance avec intelligence vers une confrontation inévitable. Une suite dense et envoûtante, qui donne clairement envie de connaître la suite et la fin dans le prochain volume.

A propos du chroniqueur

Nom d'utilisateur : bibione

Nombre de chroniques publiées : 73