Nom de la série : Solo
Tome : A la recherche du pardon
Scénario : Oscar Martin
Dessin : Pedro Perez Valiente
Couleur : Manuel Rodriguez
Maison d'édition : DELCOURT
L’hiver bat son plein et c’est la période la plus difficile pour trouver de la nourriture. Pour le Solitaire, les conditions climatiques ne sont pas un problème. Il est capable de s’attaquer aux monstres les plus hideux et les plus violents et de livrer un combat acharné pour en sortir vainqueur. Car il sait, au fond de lui, que le véritable monstre, c’est lui. Il en a parfaitement conscience. Il incarne le mal, la violence, la cruauté et l’acharnement. Une fois son ennemie à terre, il l’achève, la découpe et la transporte dans sa grotte afin d’avoir de quoi manger durant tout l’hiver.
Rongé par la solitude et par ce qu’il est devenu, il laisse passer le temps et les saisons. Incapable de créer des liens avec les autres ou de fonder une famille, même lorsqu’il rencontre une femelle, son histoire se termine toujours par la mort. Au point de se poser la question : pourquoi être venu au monde ?
Mais un jour, à l’aube d’un nouveau cycle, alors que le Solitaire est prêt à mettre fin à ses jours, son destin l’amène près d’une décharge où vit une famille humaine avec deux jeunes enfants innocents. Son instinct de tueur se met alors en veille et son cœur s’ouvre.
La série Solo est née sous la plume du dessinateur espagnol Oscar Martin en 2014 et est rapidement devenue une série incontournable du 9e art. Cette série post-apocalyptique, violente et sans pitié, raconte la vie de Solo, un jeune rat intelligent qui doit quitter sa famille pour subvenir à ses besoins en s’aventurant sur des terres hostiles. Sur son chemin, Solo va rencontrer de nombreuses espèces animales qui ont muté pour acquérir une taille et des postures proches de celles des humains.
Découpée en deux cycles, la série sera également accompagnée de spin-off consacrés à d’autres personnages, comme Fortuna, Nova ou encore Lyra. Le volet proposé ici fait partie de cette série de spin-off, mais, à la différence des autres, c’est cette fois une espèce qui est mise en lumière : le Solitaire.
Après avoir découvert le personnage à travers ses aptitudes, ses pensées, sa violence et surtout sa conscience, qui l’amène à ressentir de la culpabilité, le Solitaire va trouver un nouveau sens à sa vie en venant en aide à une famille humaine.
Oscar Martin, scénariste de cette histoire, ouvre un nouveau chapitre dans l’univers qu’il a créé. Il conserve l’ambiance, les décors, les monstres, la violence et les combats, mais il ne va pas se contenter d’exploiter un personnage connu. Au contraire, il va davantage travailler sur les sentiments et sur l’espoir d’un renouveau dans ce monde post-apocalyptique.
En effet, à l’image de ce Solitaire, tout semble perdu et l’avenir paraît condamné à rester cyclique, jusqu’à l’arrivée de ces jeunes enfants avec leur innocence, leurs jeux et leurs sourires, qui redonnent une lueur d’espoir. Le Solitaire part alors à la recherche du pardon et se lance dans une quête de renouveau, à la recherche d’un monde meilleur.
Sans être le scénario de l’année, car au final l’histoire reste globalement en surface et n’apporte pas énormément de nouveautés à l’univers, le récit autour du Solitaire et des enfants est quant à lui plaisant et pourrait même déboucher sur une suite à travers ces derniers.
Le dessin est confié à Pedro Pérez Valiente, dont la patte graphique est proche de celle d’Oscar Martin. Cela tombe bien, puisque l’univers conserve ainsi une vraie cohérence visuelle. Les scènes d’action sont bien rythmées, les personnages expressifs et quelques bonus intéressants viennent compléter l’album en fin d’ouvrage.
Merci pour ce bon moment de détente qui replonge les lecteurs, et surtout les fans de l’univers Solo, dans un monde qui a tant marqué les esprits.
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