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 Retour à Lonely Street  Retour à Lonely Street

The Goon

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Nom de la série : The Goon
Titre du Tome: Retour à Lonely Street
Scénario : Eric Powell , Thomas E Sniegoski
Dessin : Eric Powell, Brett Parson
Couleur : Eric Powell, Brett Parson
Maison d'édition : Delcourt collection contrebande

Avec The Goon : Retour à Lonely Street, Eric Powell nous replonge dans l’univers déjanté de son célèbre dur à cuire. Publié en français chez Delcourt dans la collection contrebande, cet album marque le retour de Goon dans son quartier mythique, Lonely Street, après une longue absence. Une fois de plus dans cette série, l’humour noir, les monstres et la baston sont au rendez-vous.

   Après bien des aventures qui les ont menés au cœur d’étranges contrées, The Goon, son fidèle ami Franky et un jeune garçon orphelin sont enfin de retour à Lonely Street. Mais dès leur arrivée, ils comprennent que quelque chose ne tourne pas rond.
À peine descendus du bateau qui les ramène chez eux, ils décident d’aller prendre un verre chez Norton, histoire de retrouver leurs habitudes. Pourtant, tout semble différent. Un vieil homme leur explique que l’endroit a subi un sérieux ravalement de façade après que des singes célestes en feu se sont écrasés à travers le toit. Un détail qui, dans l’univers du Goon, n’a finalement rien d’exceptionnel.
Très vite, Goon prend la mesure de la situation. Lui qui pensait avoir définitivement nettoyé la ville de sa vermine se rend compte que les choses ont empiré en son absence. Certes, les zombies ont presque disparu… Quoique certains traînent encore. Mais d’autres figures tout aussi inquiétantes ont pris le contrôle des quartiers.
Parmi eux, Baby Galaad, la goule des quartiers Est, Vinnie Nosferatu, Sethi, la momie qui règne sur les quartiers sud, ou encore Bedon Bafreur, qui transforme les clochards de la jungle en sauvages incontrôlables. Autant dire que Lonely Street est redevenue un véritable repaire de monstres et de voyous.
Pour l’instant, Goon cherche simplement un endroit où passer la nuit. C’est alors qu’il croise la route d’un promoteur immobilier douteux, Horace Snickelits, agent immobilier des damnés. Celui-ci entreprend de leur faire visiter différents logements à travers la ville, tous plus maudits les uns que les autres.
Mais la tranquillité ne dure pas longtemps. Goon tombe rapidement sur Baby Galaad, qui rêve de devenir le voyou capable de tuer le célèbre dur à cuire afin de bâtir sa réputation. Le combat tourne court : Goon le terrasse sans grande difficulté.
Ce n’est pourtant que le début. Car ce premier affrontement ouvre la voie à une série de confrontations où Goon va devoir remettre de l’ordre dans une ville qui a sombré dans le chaos pendant son absence.
   Sur le plan narratif, Eric Powell propose ici une histoire relativement simple : le retour d’un caïd dans son quartier, qui doit reprendre la main sur une galerie de nouveaux adversaires plus grotesques les uns que les autres.
Le récit avance comme une succession de rencontres et d’affrontements, avec une escalade progressive vers la violence et le chaos. Ce n’est pas l’album le plus profond de la série, mais il reste très efficace dans sa manière de divertir.
Le plaisir vient surtout de la galerie de personnages improbables qui défilent au fil des pages. Powell s’amuse clairement à enrichir son univers avec une farandole de monstres, de voyous et de créatures absurdes.
   Graphiquement, Eric Powell reste fidèle à ce qui fait la force de The Goon. Son style très cartoonesque fonctionne à merveille avec cet univers grotesque et violent.
Les personnages sont extrêmement expressifs, souvent caricaturaux, et possèdent tous des gueules inoubliables. Chaque nouvel adversaire apporte son lot de designs absurdes et mémorables.
Cette approche graphique donne à la série un ton unique : un mélange de cartoon, de pulp et d’horreur burlesque qui fait toute l’identité de The Goon.
   Sans forcément chercher à révolutionner la série, Retour à Lonely Street reste une lecture très plaisante. L’histoire est sympathique, le rythme est bien tenu et la galerie de personnages grotesques apporte une vraie saveur à l’ensemble.
Un album qui se lit avec plaisir, porté par un style graphique très agréable et un univers toujours aussi déjanté. Une lecture avant tout distrayante, idéale pour retrouver l’ambiance unique de The Goon.

A propos du chroniqueur

Nom d'utilisateur : bibione

Nombre de chroniques publiées : 88