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Interview - Sonar

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Bonjour Sylvain,
 
Le moins que l’on puisse dire c’est que tu mets notre cœur à rude épreuve avec ce nouvel album Sonar. Peux-tu nous raconter la genèse de cet album ?
 
Bonjour. C’est très simple, j’avais envie de m’attaquer à un mythe, celui des sirènes, et d’en donner ma propre interprétation, en partant de certaines caractéristiques des légendes existantes sur le sujet. J’ai en fait mêlé deux aspects du mythe, qui correspondent aux versions les plus anciennes connues.
 
Les sirènes de la mythologie scandinave, mi-femme mi-poisson, à l’aspect terrifiant et très agressives, et les sirènes de la mythologie grecque, mi femme mi-oiseau qui attiraient les marins grâce à leurs chants irrésistibles et les menaient à la mort. Les créatures qui apparaissent dans « Sonar » sont un mélange de ces deux mythologies, des prédateurs marins, territoriaux, qui ont les capacités d’influer sur le comportement des marins auxquels ils s’attaquent en utilisant des ondes acoustiques qui agissent sur le cerveau humain.
 
J’ai aussi été inspiré par ces sons qui ne peuvent être entendus que par des gens âgés de moins de 30 ans, dont certains avaient à un moment voulu faire une arme à utiliser lors de manifestations contre les participants les plus jeunes.


 
Les sirènes de Sonar ont un aspect plutôt fantastique que du Disney. Est-ce un choix de ta part que tu as imposé à Chee Yang Ong de ne pas leurs donner un physique de belle naïade ou bien il a été libre sur le sujet ?
 
Etant partie des légendes originelles concernant les sirènes, celles qui m’intéressaient au départ, la version Disney n’avait rien à faire dans ce récit, elle ne m’a jamais inspirée, pour être honnête. Dans « Sonar », c’est plutôt du côté de « The Descent », « Shining » ou de George A. Romero qu’il faut chercher des références fictionnelles.
 
Ensuite, des prédateurs marins qui seraient un mélange de poisson et d’humain, au final, il y a peu de chance qu’on puisse les retrouver en couverture de « Vogue ». Chee Yang Ong (aidé au départ par Jean-Charles Poupard, le dessinateur du « Chant des Runes » qui nous a gentiment proposé des pistes graphiques sur ces créatures) est parti dans une direction en cohérence avec ce que sont ces sirènes dans « Sonar », leur mode de vie, d’attaque.


 
Pour cet album, direction la Sicile… Je m’attendais à me retrouver au Danemark avec la petite sirène, y-a-t il une raison particulière sur le choix du lieu et des épaves ?
 
J’aime bien voyager, dans ma vie comme dans mes récits, et comme je n’avais jamais situé de récit en Méditerranée, je me suis dit que c’était une bonne occasion. Tout d’abord parce qu’on retrouve des récits légendaires qui placent des sirènes dans cette zone, durant l’antiquité notamment. Ensuite, les personnages principaux du récit sont des chasseurs d’épaves, et il y en a beaucoup dans cette mer là.
 

Sans dévoiler la fin, la belle Alice n’a finalement pas le même destin, ni la même mort que ses compagnons. Est-ce un choix de mettre une part de réalité dans cette fiction ?
 
A mes yeux, les récits de genres, ici l’horreur et le fantastique, ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils évoquent notre réalité, les travers de nos sociétés. C’est le cas de la plupart des grands classiques du genre. Le business qui s’est crée sur la recherche des épaves rythme le récit, et les personnages qui le font vivre sont tous issus de cet environnement professionnel bien particulier. Ce qui arrive à Alice (qui avant d’être belle est surtout une plongeuse émérite) est un clin d’œil un peu sombre aux aléas de la vie. Parfois, malgré les efforts qu’un individu a pu fournir pour survivre, le destin peut se montrer cruel.

 

 
Peux-tu nous dire quelques mots sur le dessinateur Malaisien Chee Yang Ong ? Votre organisation de travail, votre rencontre ?
 
Chee et moi ne nous sommes jamais rencontrés, j’espère que ça arrivera dans le futur. C’est Philippe Hauri, notre éditeur, qui nous a mis en contact après que je lui ai envoyé le scénario de « Sonar ». Chee a jusqu’à présent travaillé pour les USA, notamment pour IDW, sur « Star Trek » et « Shawn of the Dead »…de George A. Romero, justement. Sinon, la collaboration s’est fait par mails et ça a été un vrai plaisir de travailler avec Chee, qui est un excellent dessinateur et metteur en scène, et très ouvert à la discussion. Sur le fonctionnement, comme d’habitude, j’envoyais des pages découpées et dialoguées, case par case, et Chee partait de celles-ci pour proposer un storyboard, et une fois celui-ci validé par tout le monde, il passait aux pages définitives.
 
As-tu d’autres projets dans la collection Flesh & Bones ? Sinon, on se retrouve pour Drones T02 très bientôt.
 
Pas pour l’instant, mais ça n’est pas impossible. Et oui, à bientôt pour « Drones » T2 !
 
Merci Sylvain pour cet échange.

Merci à vous pour cette interview !


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