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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Aspic Tome 8 Trois petits tours et puis s'en vont

Aspic Tome 8 Trois petits tours et puis s'en vont

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ASPIC
Détectives de l’étrange
Tome 8 - 
Trois petits tours et puis s’en vont
 
Scénario : Thierry Gloris
Dessins : Emmanuel Despujol
Couleurs : Cyril Saint-Blancat
Éditions : Soleil

 
 
L’occupation spectrale de la demeure de la tante bordelaise de Flora est réglée. L’agence ASPIC peut désormais se concentrer sur l’assassinat de la mère de Flora et ce que les deux détectives de l’étrange vont découvrir risque bien de bouleverser leur existence !
C’est toujours avec un pincement au cœur qu’on lit la conclusion d’une saga comme ASPIC. Heureusement, les auteurs nous proposent un véritable bouquet final !
 

La vérité sur la fortune de la famille de Flora a enfin éclaté :  le négoce de vin était une façon de blanchir l'argent du commerce triangulaire. Le problème des revenants que rencontrait la tante bordelaise de Flora venait de ce que leur ancêtre avait laissé mourir des esclaves dans sa cave. Contre toute attente, les spectres acceptent de partir. Ils ont compris que l'âme de Flora était pure et il la charge du poids du passé. Ce problème domestique réglé, l'agence ASPIC peut se concentrer sur la mort de la mère de Flora. "Réincarnée" dans une momie égyptienne, elle avoue à sa fille et à Hugo qu'elle a été assassinée par le parfum qu'on lui a offert à son dernier anniversaire. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les deux enquêteurs sont de retour dans la capitale. Sous couvert de réconciliation, Flora mène son enquête auprès de sa famille. Elle débute par Élise qui se rappelle très bien ce jour-là, puisque Flora était à l'étranger sur une enquête, et de son cadeau : un livre. Du côté de ses deux autres sœurs, rien non plus! Pourtant, ce mystérieux flacon de parfum existe bel et bien. Flora demande donc un rendez-vous à son père, tout occupé à signer une alliance militaire avec la Grande-Bretagne. L’attendant sous les ors de la République, ASPIC va déjouer un attentat. Mais le mystère du flacon de parfum reste intact et, obstinée, Flora continue ses recherches. Elle est loin d'imaginer que ce qu'elle va découvrir va totalement transformer son existence et celle d'Hugo.

Série fantastico-policière, ASPIC nous faisait découvrir la face obscure du Paris de la Belle Époque. C'est ainsi qu'on retrouvait une vieille connaissance en la personne d’Auguste Dupin, le célèbre détective qui résolut le double assassinat de la rue Morgue, création d'Edgar Allan Poe. Thierry Gloris, le scénariste, lui avait collé dans les pattes une jeune arriviste et effrontée fille de sénateur comme « apprenti ». Le plus sûr moyen de la dégoûter du métier de détective privé ! Le hasard ayant bien fait les choses, Flora avait rencontré Hugo et sa montre à gousset ensorcelée. Ensemble, ils avaient non seulement résolu l'enquête mais également formé l'agence ASPIC. Pourquoi je vous raconte ça ? Tout simplement parce que ce huitième épisode, qui est malheureusement aussi le dernier, reprend les fondements de la première enquête de charme et de choc. Trois petits tours et puis s'en vont, un titre qui n'a jamais été aussi opportun ! Oublié le problème de voisinage spectral chez la tante de Flora, l'enquête se recentre sur l'assassinat de la mère de notre détective. C'est pratiquement une toute nouvelle enquête. Et c'est surtout l’occasion de découvrir la famille Vernet. On comprend dès lors mieux pourquoi Flora a pris ses distances. L'enquête prend l'allure d'une succession d'interrogatoires et il faut attendre la moitié de l'album pour que le rythme s'emballe. C'est somme toute assez agréable d'autant que le scénariste a choisi nous raconter cette enquête par l'intermédiaire d'un Hugo mystérieusement âgé et cela pique évidemment la curiosité du lecteur. Puisqu'il faut clore la boucle, difficile d'évoquer le dessin d'Emmanuel Despujol sans faire référence à celui de Jacques Lamontagne. L'exercice est compliqué et je déteste à avoir à comparer deux dessins. Bien sûr, tout personnage évolue au fur et à mesure des albums. Flora et Hugo ne font pas exception ! Flora a ainsi gagné en gentillesse et en fluidité ce qu'elle a perdu en espièglerie mais tous ont su, grâce au talent de leur dessinateur, conserver leur charme et leur caractère tantôt bougon pour Dupin tantôt iconoclaste pour Hugo. Et puis, l'important, au-delà du nom, c'est de prendre plaisir à lire et à tourner les pages et sur ce point, aucun problème: lorsque ASPIC vous pique, vous ne pouvez plus vous en défaire.

C'est donc avec beaucoup de tristesse que l'on referme cet album tant la magie ASPIC continue d'opérer. Impossible de ne pas s'attacher à ces deux enquêteurs de l’étrange, chasseurs d’ectoplasmes qui, au cours de leur quatre enquêtes nous ont régalés de situations cocasses et de jeux de mots hilarants. Il ne nous reste plus qu'à nous replonger dans leurs enquêtes précédentes avec une pointe de nostalgie.
 

Cédric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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