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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Au crépusucle de la Beat Generation

Au crépusucle de la Beat Generation

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Au crépuscule de la Beat Génération
Le dernier des clochard céleste
 
Scénario, dessin et couleurs : Etienne Appert
Éditions : La boite à bulles
 
Une plongée extraordinaire dans l’univers assez fascinant et underground de la Beat Génération !
 

Dans les années 50, face au relents nationalistes et racistes du sénateur McCarthy, un groupe d'artistes propose une alternative faite de liberté, de sexe et de drogue. Un courant artistique fait de briques et de broc dans lequel les fers de lance se nomment Jack Kerouac, William Bourrough, Neal Cassady et surtout Allen Ginsberg ! Il prend le nom de Beat Génération et, s'il propose un contre modèle dans l'après-guerre, il est à l'origine de nombreux mouvements actuels.
Ayant passé son adolescence bercé par ce mouvement, Gilles Farcet atteint le Saint Graal en 1988. France Culture l'envoie une semaine à New York, réaliser une série d'émissions. Le journaliste entre donc dans le saint des saints : l'appartement d'Allen Ginsberg. Ou plutôt dans le quartier général mondial les opérations Beat. Au programme, interview de l'auteur de Howl  mais aussi de nombreuses autres écrivains et artistes, anecdotes et commérages en tout genre, réflexion sur la vie et sur l'art. C'est alors que Gilles Farcet fait la rencontre d'un authentique clochard céleste. Le dernier spécimen de cette espèce va faire forte impression sur le petit frenchy.
 
Amateur de contre-culture ou simplement curieux de la littérature, ce Crépuscule de la Beat Génération est fait pour vous. Basé sur le témoignage de Gilles Farcet, ce roman graphique nous immerge dans l'héritage des années 80 de la Beat Génération. C'est ainsi qu'il s'ouvre sur une sorte de définition du mouvement avant que Gilles Farcet, le narrateur, nous expose son importance lors de sa construction physique et intellectuelle. Vient enfin ce qui nous intéresse : la rencontre avec le dieu Beat vivant, Allen Ginsberg !  Bien que pour en arriver là, le lecteur s'est déjà pris quelques gifles graphiques. Le principe est simple : aucune règle. Les passages dialogués sont aussi sont assez classiques et, tout à coup, un des protagonistes se met à hurler en gros plan ! Les personnages, au visage buriné par la consommation excessive d'acide, sont parfois aussi déstructuré que leurs propos. Même la présentation de l'appartement met en exergue son inorganisation. Bien sûr, c’est  totalement déstabilisant et on comprend parfaitement que l'ouvrage ne plaise pas à tout le monde. Néanmoins, le scénariste sait pertinemment où il veut nous emmener et chaque page, chaque scène est parfaitement construite. Et puis, de toute façon, l'album a au moins le mérite de rendre hommage à un courant de pensée qui participe à notre société actuelle ; une société où la liberté est absolue et où la poésie se rencontre à tous les coins de rue.


Cédric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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