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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Holmes T04 La Dame de Scutari

Holmes T04 La Dame de Scutari

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Scénario : Luc Brunschwig

Dessin et couleurs : Cecil

 

La réécriture des origines du célèbre détective se poursuit avec brio dans ce quatrième tome, aussi beau qu’original. Définitivement, une œuvre à part.
 

Faire une série intitulée Holmes alors que le célèbre détective n’y apparaît pratiquement pas, si ce n’est en flashback, pouvait apparaître comme un pari risqué. Et si ce pari est plus que réussi, c’est autant grâce à l’exigence du scénario qu’à la minutie du dessin.

Rappelons le principe de la série : suite à la mort apparente d’Holmes aux chutes Reichenbach lors d’un combat contre son ennemi mortel Moriarty, Watson essaye de remonter les origines de son ami défunt en menant une véritable enquête sur son passé familial. Après avoir rencontré le père de Sherlock dans l’album précédent, l’enquête se divise en deux parties dans ce quatrième tome. D’une part en France, Watson et sa femme veillent sur l’ancienne nourrice de Sherlock, victime d'une tentative d’assassinat . D’autre part, à Londres, Wiggins, l’apprenti détective qui aide Watson, interroge le docteur Parks et l’honorable Miss Nightingale pour en apprendre plus sur le passé de la mère de Sherlock. En effet, celle-ci est partie à l’hôpital de Scutari juste après sa naissance pour jouer les volontaires en pleine guerre de Crimée.


C’est donc le passé de la mère d’Holmes qui est éclairé dans cet album, ainsi qu’une petite partie de l’enfance du détective. Luc Brunschwig poursuit méthodiquement son passionnant travail pour donner une épaisseur et un mystère aux origines de Sherlock comme nul autre avant lui. D’une grande rigueur historique, ce passé est à la hauteur du mythe et on découvre dans sa mère une femme forte et indépendante, en avance sur son temps. Si on ajoute un poignant passage dénonçant à la fois les conditions inhumaines de vie dans les quartiers pauvres et la justice de classe qui étouffe toute remise en question, ce tome prend des allures de critique sociale.


Le dessin de Cécil fait preuve des mêmes qualités que le scénario : un trait d’une grande précision, d’un réalisme majestueux avec des personnages plus vivants que jamais et des décors semblant sortir de photos d’époques. Ajouter à ça le traitement de la couleur qui a donné une vraie identité à la série, tout en tons bleus pour les scènes du présent, et tons bruns pour celles du passé, et on ne peut que s’émerveiller devant le talent de Cécil.

 



Christophe
Chroniqueur
La Bande Du 9


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