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La bande du 9 : La communaut du 9ème art

Bandeau de l'article Olwen Fille d'Arthur 2.La corne de vérité

Olwen Fille d'Arthur 2.La corne de vérité

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Olwen - Fille d’Arthur
Tome 2 -  La corne de vérité
 
Scénario : Olivier Legrand
Dessin : Annabel
Couleurs : Chiara Zeppegno
Éditions : Vents d’Ouest

 
Olwen doit combattre le Prince Ecarlate afin de conquérir la Corne de Vérité. Elle est loin d’imaginer ce qui l’attend, d’autant que dans le monde des Hommes, Morgane continue de comploter.
Avec ce deuxième volet des aventures de la fille d’Arthur, Olivier Legrand et Annabel nous proposent une vision contemporaine, féministe et efficace des légendes arthuriennes.
 

Il ne reste plus qu'une seule épreuve avant qu’Olwen ne réussisse sa quête. Elle doit battre le redoutable et malveillant Prince Ecarlate pour enfin conquérir la Corne de vérité. Avant d'entrer dans le château de Malaventure, la princesse-chevalière fait la rencontre d’Osric, un jeune écuyer saxon d'un chevalier errant défait par le maître des lieux. Le jeune homme se met au service de ce qu'il pense être un chevalier et lui raconte ce qu'il est advenu de son ancien seigneur. Bien que dramatique, l'histoire fournit de précieux renseignements à la jeune princesse. C'est donc sûre de sa forme et consciente également de ses faiblesses qu’Olwen entre dans le château. N'ayant aucun doute sur la supercherie à venir, le Prince Ecarlate laisse la victoire au chevalier. Seulement, lorsque Olwen enlève son heaume, le ton change radicalement et le prince n'a plus qu'une seule obsession : ajouter la tête d’Olwen à son tableau de chasse. Un combat à mort s'engage dont l'issue dépendra le sort de l'autre monde et celui des hommes.

Il y a presque 900 ans de cela, un jeune poète champenois imaginait tout un univers où les règles de la chevalerie étaient respectées à la lettre, un monde où l'amour courtois et l'égalité entre les Chevaliers de la Table Ronde régnaient. Ces récits ont traversé les siècles et ils constituent des sources primordiales sur l'idéal chevaleresque du XIIe siècle. On sait désormais que certaines œuvres de Chrétien de Troyes étaient des commandes de Marie de Champagne, fille de Louis VI et d'Aliénor d'Aquitaine. Mère et fille ont joué un rôle historique majeur mais elles n’ont laissé presque aucune trace, comme c'est le cas de toutes leurs contemporaines. C'est dire la misogynie qui régnait à cette époque. Mais permettront nous une hypothèse : si Arthur avait eu une fille, comment aurait-elle été ? Oh, bien sûr, la seule réponse qui vaille est qu'elle aurait été une princesse parfaite, attendant sagement son preux chevalier. Et bien non ! Olivier Legrand l'imagine féministe avant l'heure. La jeune Olwen a en effet été élevée par son grand-père dans la crainte des attaques saxonnes. C'est donc tout naturellement qu'elle a appris le maniement des armes. Cependant, lorsqu'elle retrouve son père, le roi Arthur, celui-ci n'est absolument pas disposé à adouber une chevalière. Peu aux faits des secrets de la cour, la jeune princesse se laisse embarquer dans une quête longue et douloureuse par Morgane, son enchanteresse de tante. Après avoir vaincu le Chevalier Sauvage qui gardait la porte de l'autre monde, Olwen se retrouve face à un adversaire plus redoutable encore, le Prince Ecarlate. Le combat doit se dérouler en deux temps mais le seigneur de Malaventure aime à torturer psychologiquement ses hôtes par une visite du château et de ses prisonnières. On l'aura compris, Olwen est davantage qu’une relecture de la légende arthurienne. C'est une adaptation aux défis de notre société actuelle. L’ironie de l'histoire fait qu'on la doit à un homme mais cela prouve qu'on peut être homme et féministe. L'intrigue fait la part belle à cette héroïne sans peur et sans reproche mais le scénariste n'oublie pas d'apporter du rythme. Les rencontres sont nombreuses et toutes vont transformer Olwen. Mieux, l'intrigue sous-jacente n'est pas réglée. Si elle s'avère peu aisée d'accès pour qui n'est pas spécialiste d'Arthur, elle est au cœur du récit et laisse présager de nouvelles quêtes pour la chevalière-princesse malgré elle. Et puis, difficile de se lasser du très joli dessin d'Annabel. Le trait est fin et précis. Les scènes de duel manquent peut-être un peu de dynamisme mais on se rattrape avec une mise en page très vivante. Les différentes ambiances sont judicieusement matérialisées par des colorisations propres. Les décors extérieurs sont si bucoliques qu'on se penserait dans une enluminure du 12e siècle, confirmant ainsi l'atmosphère intérieur très "de cape et d'épée".

Avec cette Olwen, on retrouve tout ce qui a fait le succès des légendes arthuriennes avec un petit plus: un féminisme assumé et totalement en adéquation avec notre époque !


Cédric
Chroniqueur
La Bande Du 9


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